Disparition de Pascal Agussol

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mercredi, octobre 7 2009

Retour sur le site après les vacances 2009

Rien de spécial concernant la disparition.

Les documents toujours avec ses affaires en garde-meuble.

Donc ce sera un ‘survol’ rapide de ses activités qui sont nombreuses et diversifiées, d’ailleurs il semble bien que  ça aille de pair avec son caractère chercheur et curieux, ses parents se faisaient du soucis pour cet enfant toujours plein de surprises.

Sur une toile de fond d’informatique, il teste des appareils ( ordinateurs de poche, et autres), pour une grosse boite internationale des USA , il fait de la maintenance pour tous les appareils, un travail qui requiert des connaissances techniques, contrairement à ses frères il n’est pas devenu ingénieur en informatique, il a fait un passage en I.U.T, mais son envie de bouger, de voir ‘autre-chose’, est plus fort, en fait !  il cherche l’indépendance … dans tout ce qu’il fait.

 Aller pointer le matin… ce n’est pas pour lui ! c’est un garçon qui accepte difficilement la discipline …

celle qu’on veut lui imposer, même pendant la période des trois jours à l’armée, il a fait parler de luien brisant les baies-vitrées d’un réfectoire par ce que celui-ci était fermé quand il était revenu pour manger ( trop tard) d’un entretien dans un bureau avec des gradés.

 Du coup il n’a pas fait de service militaire, ce n’était pas son intention d’en  faire…. A-t-il profité de cette occasionpour se faire passer pour un malade mental ? mais il est arrivé à ses fins !

 Il était adroit de ses mains, en plus des connaissances en  électronique, il ‘touchait’ à la mécanique moto/auto,il pouvait devenir vendeur de pièces dans une très grande casse-informatique où un jour  il a était interviewé parMichel  CHEVALET  lors d’un reportage télévisé sur les ordinateurs d’avant jusqu'à nos jours,…(son ami Dominique BARTHES a effectué un enregistrement v idéo de ce reportage), et parallèlement se retrouver, pour rendre service, écailleur dans un grand magasinde coquillages de Montpellier …ce qui lui a donné le désir de se mesurer aux  ‘pro’ en faisant le concours des écailleurs à Bouzigues, sur place à l’étang de Thau,  et de gagner le premier prix deux ans d’affilés.

Les copains, les amis, dans tous les milieux comptaient énormément dans sa vie, … Il avait un carnet d’adresses impressionnant.

Sur  la plage de Carnon devant son studio il aimait rassembler ses amis, autour d’un barbecue avec karaoké,  ils passaient des soirées qui doivent rester mémorables dans les souvenirs de chacun.

Un  ami d’enfance devenu docteur en médecine disait à ses parents ~ Pascal était un garçon atypique, pour moi comme un frère, il m’a aidé pour ma thèse ~ 

en quoi et comment l ‘a-t-il aidé ?

 

La création de sites pour les restaurants et d ‘autres commerces l’intéresse, pour son compte personnel il fait deux sites, l’un concernant

le matériel dentaire ( www.matadent.com ), et l’autre le matériel de secourisme qui équipe les navires petits ou grands, avec organisation de stages fait par des docteurs pour apprendre à se servir de ces ‘trousses’,et ce en divers endroits du globe, ( www.santemarine.com) .

depuis quelques années il allait à Paris aux  salons , des DENTISTES et celui  de la VOILE, où il prenait des multitudes de renseignements auprès des exposants, sur les plans des stands  il coche d’une croix , systématiquement son passage avec entretien, ce qui représente énormément de cartes de visites et  des livres…

Pensant qu’il se trouvait à Paris ses parents l’ont invité par e-m au repas de Noël 2005,  la réponse par e-m avec deux photos où l’on voit Pascal et son matériel de kitesurf  dans un tuk-tuk Thaïlandais. Il disait,  revenu de Paris, je suis reparti  plus tôt que prévu  pour la Thaïlande, car les prix des billets de transports aériens ne faisaient qu’augmenter…

voilà un trait de sa vie…

A suivre

vendredi, mai 29 2009

Présentation sommaire de Pascal

  Présentation sommaire de Pascal

Dernier né de quatre enfants ( 1fille et 3 garçons).il a vu le jour le 27 août 1969 à Uzès, dans le département du Gard, la maman au foyer élève et éduque cette progéniture, le père militaire   de carrière, après huit ans en  afrique-du- nord, quatre ans dans les Alpes, était à ce moment là, dans un régiment en garnison dans la Drome  .

Pour la maman l’attente de cet enfant fut relativement difficile et les derniers mois demandèrent du repos pour mener a bien cette grossesse  jusqu’à l’accouchement, ou l’enfant se présenta par le siège. Mais c’était un beau bébé qui a su se faire aimer de sa fratrie, sans jalousie.

En 1970, le père quitte l’armée pour une fonction dans une Société d’Autoroutes à Macon (71)

Le climat ne convient pas à Pascal ( crise d’ashme multiformes).

Les médecins conseillent de le changer de région , le midi si possible, …donc le changement est envisagé. Le père retrouve du travail  dans une autre société d’autoroutes.

Il est très difficile de trouver à se loger, donc l’achat d’une petite maison se fait avec un prêt étalé sur vingt ans.

Cela paraît incongru de parler de ces choses là , mais ceci permet de situer Pascal au sein de la famille où il grandit, maintenant sans trop de problèmes de santé ….que le cours ordinaire d’un enfant.

A l’école ça marche très bien et peut-être trop bien…il termine son travail avant tout le monde et en suite il amuse et distrait les élèves de sa classe, ce qui n’est pas du goût des instituteurs…mis à un bureau tout seul près de celui de l’instit quand celui-ci tourne le dos pour écrire au tableau , et se retourne, il trouve Pascal  et son bureau à  2m de l’emplacement initial.

Quand les parents proposent de consulter un médecin pour lui faire administrer un -calmant –Les instituteurs avec énormément de patience et de gentillesse disent  non , ils préfèrent le voir comme ça qu ’endormi ! ( ses frères et sa sœur marchaient très bien et sans problèmes).

Lui était un cas particulier !…. certains  camarades de classe se souviennent encore de la facilité et la rapidité a faire toutes les faces d’un  rubik's cube, exercice les mains dans le dos et en regardant le cube que deux fois . il était doué…

A la maison les enfants parlent beaucoup de micro-ordinateurs que l’on branche à un téléviseur pour servir de moniteur, et à un magnétophone pour la sauvegarde du travail, oui mais en France cela n’existe pas encore, il faut le commander en Angleterre ,( les fameux ZX.80 et ZX.81).
quelques jours  après  cette petite machine infernale fait son entrée à la maison….là commence l’épopée informatique….grands moments de découvertes pour tous , petits et grands. Mais combien d’heures de travail pour arriver a faire un cercle avec des rayons !!!

un jour Pascal qui devait avoir entre 13 et 14 ans, sans le dire a ses parents , fait un  petit article dans une revue spécialisée en informatique. Parution de l’article, suivi d’une lettre demandant à Monsieur Pascal AGUSSOL de bien vouloir (contre rétribution ) développer sur une demi-page,  et puis sur une page le programme qu’il avait fait….

Quelques temps après, c’est une très grosses boite de programmes qui le contacte ( en pensant s’adresser à une personne majeure) en lui proposant d’acheter  son invention immédiatement   ou de verser des royalties tous les ans à la même date...etc…

                 il avait imaginé et développé un programme concernant

               « La redéfinition des caractères d’un clavier d’ordinateur »

il a préféré avoir la somme, sans attendre, avec laquelle il a acheté du matériel électronique, (oscillateur et autres pour sa chambre transformée en atelier). 

 

A suivre….       "   il est donc allé jusqu’au Bac sans trop de peine....,"

 

samedi, mai 2 2009

Esquisse concernant Pascal AGUSSOL .

 

Le projet, de conter en détails et avec précisions la vie de Pascal, reste en attente

car l’accès aux documents n’est pas possible pour le moment.

Ce n’est pas pour une question  juridique, mais ses affaires sont en garde-meuble

depuis le mois de mai 2006.


Avant de partir Pascal avait demandé à une de ses tantes d’entreposer chez elle

son déménagement, pour une durée d’environ trois mois.

Le volume relativement important se composait de, 40 cartons + en dehors :

des planches de Kite + cerf-volant + barbecue + escabeau +caisses en plastique,…

un vrai déménagement !

Fin avril 2006,  il fait savoir son intention de rester encore un peu sur

Koh-pha-ngan .

Mais la Tante a besoin de récupérer le local prêté, pour effectuer des travaux

de consolidation.

Sous leur contrôle, les parents ont mis en garde-meuble ( sous film plastique)

les affaires de leur fils, c’est eux qui en assume les charges depuis mai 2006,

et leur maison est trop petite pour stocker, donc il faut envisager un tri sur place,

et même moralement pour eux ce n’est pas facile.

 

Donc,en attendant mieux , le portrait de Pascal ne sera qu’une esquisse basée

sur des souvenirs,( le plus juste possible et sans complaisance).

à suivre...

mercredi, avril 1 2009

RADIESTHESIE ET VOYANCE : ou « n’importe quoi !!! »

Que faire ?

Dans un cas comme celui-ci, on se raccroche à tout…

 

  • Une jeune femme un peu médium qui a connu Pascal  le voit…  vivant, détenu, sur l’île.
  • Un homme d’église, qui connaît les parents, à travers ses prières le sent  vivant….
  • Un  radiesthésiste de Vals-les-Bains, renommé pour ses travaux ( aide aux recherches policières), situe Pascal sur la terre, et non en mer…     plusieurs fois consulté par les parents avec des cartes différentes, revient invariablement au même endroit, environ 5kms au nord du village    de Tong SALA, vers un temple ( ce radiesthésiste possède un site Internet).
  • Une voyante ( vers Frontignan ) recommandée par des amis de la famille,le déclare vivant,  il a été enlevé dit-elle, par quatre hommes armés,   je le vois au milieu, on ne lui fait pas de mal, il a été enlevé dans un gros véhicule genre 4X4, de couleur sombre,  noir, ils veulent quelque chose que Pascal a , ou bien savoir quelque chose que Pascal ne veut  pas dire pour ne pas  impliquer d’autres personnes ….Ils croient que Pascal a eu accès à des informations qu’il ne devrait pas avoir…Au bout de quelques minutes les parents ont dit à la voyante que leur fils pratiquait beaucoup l’informatique( création de sites etc.…). Alors c’est ça qu’ils cherchent, une cassette, ou un disquette …..

Voilà cet épisode basé sur…. du vent…., mais quand même troublant .

Par la suite le radiesthésiste sera encore consulté.

A suivre….

vendredi, mars 20 2009

Nouvelle plainte

Tous les moyens, d’obtenir des renseignements, en ce qui concerne la météo, les vents, les marées, et ce, par mails ou par conversations téléphoniques, en français et en anglais auprès  des services et des écoles de sports nautiques, ont été passées au crible par les frères de Pascal qui sont ingénieurs en informatique, ainsi que leurs épouses également ingénieurs en informatique, ceci dit  pour écarter les questions relatives au relationnel et le formidable outil de prospection par Internet.

 

Pour répondre à l’interrogation de Steve, il y avait assez d’eau et de vent pour pratiquer le kite-surf , sinon Pascal ne serait pas ‘sorti’ ayant eu une cuisante leçon sur la barrière de corail quelques temps avant….

 

L’ambassade annonce aux parents que l’enquête est menée par un officier de la police Thaïlandaise, le Major  x…..ils seront tenus au courant de l’avancement des recherches.

 

Pendant ce temps Dominique BARTHES dans son deuxième voyage découvre et signale que Pascal est peut-être victime d’un règlement de comptes.. ? et la confiance en Oya  la jeune femme avec qui il passe ses vacances, s’effrite un peu car il pense qu’elle fait parti d’un complot visant à faire disparaître ceux qui seraient un peu trop curieux….

 

En examinant le déroulement des faits :

L’employée Birmane dit l’avoir vu vers 16h aller à la mer ;

Logiquement il pouvait prendre son repas de midi ( le steak Tartare)comme prévu d’après le restaurateur français .

donc l’employée Birmane fait un faux témoignage en disant, « vu à 16h » alors qu’il a disparu avant le repas de midi.

Peut-être est-elle menacée ? contrainte  à ce mensonge étant une étrangère travaillant en Thaïlande pendant les saisons touristiques.?

Cela accréditerait la thèse d’une agression ou d’un règlement de comptes…

 

Les parents déposent une nouvelle plainte en préfecture ( où ils sont reçus avec beaucoup de gentillesse et rencontre des personnes de bons conseils), cette fois l’orientation est « enlèvement, séquestration, et meurtre ».

 

Suivent des jours et des nuits d’angoisse, 

C’était extrêmement douloureux de penser que Pascal avait disparu dans les flots,  et avait servi de repas à certains poissons, et  cette image hante les esprits, même que l’on ne veuille y croire….. et l’agonie de cet enfant , car malgré ses trente-sept ans  c’est leur petit….

Et voilà que l’espoir  renaît  à l’idée que bien que dans une situation pour le moins critique, Pascal soit peut-être en vie…

Que faire ?… le chercher…. Découvrir l’endroit où il est détenu… Comment ?

 

A suivre…

1-Plan des lieux: 2-Météo sur la plage:3-Philippe et sa compagne:4-'OYA'amie de D.Barthes

dimanche, mars 1 2009

Récit par Dominique Barthes de son deuxième voyage

 

 

     

 

 

       

Deuxième  voyage

 

POUR REVOIR  OYA

ET LE MALIBU BUNGALOW

OU ENFIN PROFITER DE MES VACANCES

 

 

… Et la découverte d’une autre possibilité de disparition

 de Pascal AGUSSOL

 

Par  Dominique BARTHES

 

 

 

 

 MARDI 08 AOUT 2006

 

 Départ pour Bangkok via Istanbul.

 Puis Koh Samui à la suite.

  

MERCREDI 09 AOUT 2006

 

19h45 arrivée Koh Samui. Oya n’est pas là et je retombe sur  la même fille au taxi que  la précédente fois, elle me reconnaît et rigole.Je crois rêver, cela ne va pas recommencer.Non, Oya apparaît enfin. On part à son bar.

Pierre est là, qui justement boit un verre de vin de la bouteille que je lui ai laissée.

Tout est pour me rappeler mon 1er voyage…Pierre est toujours surpris par cette histoire, me dit-il. Et il en parle avec un client.

Il me dit de voir si je peux récupérer les affaires importantes.

Je sais, c’est éventuellement prévu et convenu avec sa famille.

 

VENDREDI 11 AOUT 2006

 

Arrivée au Malibu Bungalow.

 

SAMEDI 12 AOUT 2006

 

On file à Thong Sala. La route est encore plus défoncée. On arrive directement à la boutique de la proprio. May est là.

Elles sont contentes de nous voir. Elles nous accueillent . La femme me dit d’attendre car elle doit appeler quelqu’un.

J’ai un homme au téléphone qui parle anglais. Je crois reconnaître celui de la dernière fois.

Il est, en réalité, le propriétaire du resort et il se trouve sur l’île de Koh Tao où il en a un autre.

Enfin de compte la femme n’est que la gérante. Cela se précise enfin.

 Et la femme me montre les affaires d’Alf, entièrement cette fois ci.

J’y vois

-                               Un sac de voyage noir.

-                               Le sac à dos contenant l’ordinateur portable, avec  le   matos.

-                               Un gros sac comme ceux de Tati.

-                               CB

-                               Passeport

-                               Chéquier

-                               Livret et CB sur une banque de Thaïlande avec apparemment 8000baths dessus

-                               Un papier avec des phrases pour entrée en matière avec les nanas. Oya & May rigolent en m’entendant dire ses phrases en Thaï. May me me fait bien comprendre,  je ne sais plus par quel moyen, qu’il était un habitué. Elle avait rassemblé tous les documents importants

 en ensembles,CB,Chéquier,livret etc…)dans une poche du sac à ordinateur. Elle me précise qu’il y a encore un kite-surf au resort. 

  P  Pascal doit encore 8000baths, pour un mois de loyer non payé et 2300baths pour le cyclo qui n’a pas été payé non plus. On laisse la femme

      avec la promesse qu’on lui donnera des infos sur la suite.  

     Ceci, une fois que j’aurais envoyé un e-mail à la famille de Pascal. On part et May nous précède. Arrivé au resort, nous nous dirigeons   vers

  l   l ’accueil.  May me montre, dans un renfoncement, la grande housse sombre du kite-surf.Je l’ouvre. J’y vois une voile, une pompe, (je  le            suppose) et un tuyau jaune. Une planche de kite plutôt rectangulaire comme celle qu’il m’avait fait essayer en me tirant derrière 

      le zodiac. Je la vois sombre mais je n’ai pu ouvrir en grand, ni déballer car il n’y a toujours pas de place ici. Je ne   m’ attarde pas.               

Je  je dois repérer le volume des affaires, pour ses parents et non le contenu.Il y a un autre grand sac type Tati .

     J ’en ai assez vu pour donner des infos et l’on s’en va.

 

 

 

Message via le Net à la famille, pour les informer du volume de toutes ces affaires et aussi les prévenir qu’il y a des dettes que je peux

éventuellement régler pour eux.

 

(Note : Plus tard, je vais réaliser que ce kite n’était pas à cet endroit, lors de mon 1er passage.

Il y a avait une chaise en plastique blanc où je m’étais assis. Et c’est là aussi, où se trouvent les toilettes. Hors, j’y avais été.

Où était ce monstre avant, alors ?)

 

(Note : Quelque chose m’intrigue. Je n’ai pas vu de portefeuille. Je suis à peu près certain qu’il en avait un à Paris.

Je le vois en train de payer avec au Chartier. Voyons, il n’y a pas de carte d’identité non plus.

Peut-être, était-elle dans son portefeuille comme moi. On ne va pas faire du kite avec son portefeuille. Cela ne colle pas.)

 

MARDI 15 AOUT 2006

 

Lecture de l’e-mail d’Olivier, qui après discussion avec ses parents, me demande,

si il est possible de récupérer la CB et le chéquier français. De régler les dettes et pour le kite soit de le vendre pas cher

ou même faute de mieux de le donner. Car ils ne comptent pas le ramener.

Le reste passera par l’ambassade comme le proposait le propriétaire, qui pouvait les emmener à Bangkok.

Car il y va au moins une fois par moi. A coté de moi, dans cette maison, où ne se trouvent que des ordinateurs, il y a une fille néo-zélandaise,

 du Malibu Bungalow.

J’avais discuté avec elle, le midi et je savais qu’elle repartait ce soir.

Je lui demande, à tout hasard, si elle ne connaîtrait pas quelqu’un, qu’un kite pourrait intéresser.

Elle me dit que non, mais qu’elle a vu un panneau d’une école sur la route avant le Malibu.

Peut-être que l’on pourra me renseigner. Donc, avant le Malibu, c’est pour cela que je ne l’ai jamais vu.

Nous n’allons jamais dans cette direction.

 Je la remercie.Nous repassons au Bungalow et en fin d’après-midi, entre deux pluies nous iront voir ce panneau.

 

On le trouve mais c’est une publicité de l’école de kite de Thong Sala, au type mou.

Il y a numéro de téléphone. Je me sers du mobile d’Oya et j’appelle.

Je laisse un message, à tout hasard.

 

 (Note : Je n’aurais apparemment aucun rappel…)

 

En revenant, je vois à peine un peu en revenant, un panneau rouge publicitaire.

Il y est écrit. Le Flambée Restaurant French Food 100m. Je me dis que ce sera bien de manger de la viande.

On cherche des yeux et en marchant mais on ne trouve pas. Alors on retourne au panneau. Je téléphone aussi.

Je tombe sur un gars qui m’explique que le restaurant n’existe plus vraiment. Il travaille dans l’alimentaire et cela lui accapare tout son temps. Dorénavant quand quelqu’un le contacte, ils se donnent rendez-vous le lendemain voire quelques jours plus tard. Puis, cela se fait autour d’un barbecue, le plus simplement du monde me dit-il.

Il se présente sous le prénom de Niki (J’ignore l’orthographe exacte) et me demande de le rappeler demain afin de voir si l’on peut déjeuner ensemble.

Demain, il sera sur Chaloklum comme nous.

Ok et je raccroche.

Une fois revenu au bungalow, j’ai réalisé qu’il parlait Français et qu’il est en place. Du coup, il doit connaître du monde et pourrait peut-être m’aider à vendre ce kite.

Je le rappelle.

Je lui dis que j’ai un ami Français, de Montpellier, qui vivait à Thong Sala, et qui a disparu en mer en juillet. Sa famille m’a demandé de vendre son kite restant. 

Il me dit d’entrée :

 - Pascal !

Je lui dis : Oui, vous le connaissiez.

-                     Il a fait mon site mais il a planté. Ainsi que celui d’un ami.

-                     Je n’ai plus de nouvelle.

Je lui explique mon histoire et une fois celle-ci finie. Il me dit que pour lui il s’agit d’un règlement de comptes.

Je lui demande de s’expliquer.

Ce serait passé le 3 juillet.

Et il me raconte une histoire, comme quoi, Pascal aurait été dans un restaurant, l’Embuscade.

Même le nom…me suis-je dit dans ma tête.

C’est celui de son ami à Thong Sala, dont le site est aussi planté. Il aurait commandé un steak tartare.

Cela me choque d’entendre ce mot ici. C’est un plat que l’on mangeait tous les deux au Chartier à Paris.

Ce mot résonne dans ma tête. Il est si précis, si typé, si authentique d’Alf. Il ne laisse aucun doute sur la personne. Et il est aussi très accrocheur… Cela m’intrigue énormément.

On aurait pu m’en sortir des plats. Tous auraient été insignifiants ou presque, mais celui-là….

Cela ne me plait pas et j’écoute pour trouver une faille, mais rien. Tout tient debout.

Ce serait une fille Thaï qui l’aurait désigné du doigt. Il aurait eu une embrouille avec celle-ci. Elle aurait fait cet acte, en passant en cyclo, avec un gars qui conduisait.

Il a disparu à la suite de cela et ils ne l’auraient plus jamais revu et évidemment, de ce fait, il n’aurait jamais mangé son steak tartare.

Il ne croit pas à mon histoire de kite et n’en a jamais entendu parlé.

Pour lui, comme pour la communauté Française d’ici, il a disparu dans des circonstances très étranges et ils pensent que c’est dû à l’embrouille avec la nana.

 

(Note : La communauté française. Je ne sais combien, ils sont. Ni si ils se côtoient fréquemment.)

 

Je lui dis aussi que j’ai prévenu un resort, dont Alf avait commencé le site. Je l’ai su par la gérante car elle m’a donné un papier de vaxter.com. Puisqu’ il ne le finira pas.

Il me dit que c’est bien que j’ai diffusé cette histoire.

Et aussi, qu’il est important que l’on se voie.

 - Oui, il est très important que l’on se voie.

Il me confirme de le rappeler demain vers 10h et l’on prendra le petit déjeuner ensemble.

On se quitte et je reste sur cette nouvelle histoire.

 

Steak tartare, cela ne passe pas du tout. C’est tellement précis, tellement décalé par rapport à l’endroit pour ce plat typiquement parisien. Et peut-être, comment vous expliquer, la chose que l’on partageait le plus. On mangeait régulièrement cela, lorsqu’on était ensemble. Cela ne passe pas, mais je fais abstraction on en saura plus demain.

Oya me demande quoi ? Et je lui explique en gros.

Puis on retourne sur sa leçon d’alphabet que je m’efforce de lui apprendre. Cela me change les idées.

Je ne dirai rien de cette histoire mais Oya en parlera à John et aux autres du Malibu lors du repas. Par contre, John est intéressé par le kite.

 

MERCREDI 16 AOUT 2006

 

10h, je téléphone. Il nous attend. Sa maison est un peu plus loin sur la même plage. Donc on la longe et on le trouve dehors.

Il n’est pas grand, plutôt maigrichon et typé. Il me fait pensé à un juif.

On entre dans sa maison. Elle est composée d’une grande pièce quasiment vide de meuble et d’une autre petite pièce, d’où il ramènera le café.

 

(Note : j’ai trouvé très étrange de louer une maison aussi grande pour qu’elle soit aussi vide. Mais était-ce le restaurant d’autrefois ?)

 

Il y a une petite table basse, avec un peu de fourbi. On s’assoit par terre et il nous sert.

Puis, il recommence son récit dans les mêmes propos. En me disant qu’il va me donner les coordonnées de son copain qui tient le resto et que je pourrais aller le voir afin qu’il me le raconte lui-même. Son histoire, il l’a connaît par cœur.

Par rapport à la 1ère histoire, il me dit que le jour de la disparition de Pascal, il faisait beau et pas de vent.

Et que 16h c’est tard pour faire du kite alors que vers 19h la nuit est là.

Je lui demande, s’il sait où habitait Alf et me répond que non.

Par contre il a été sur vaxter.com et s’est aperçu que rien ne bougeait. Il me précise bien que ici, les gens craignent les embrouilles avec la mafia du coin.

Que je dois comprendre que par rapport à là où il vit, il serait vite en danger. Ils suffisent qu’ils débarquent un soir et personne n’en saurait rien. La jungle est juste là, un peu plus loin, après la route.

A un moment il m’a dit :

 - Je savais que tu devais venir.

Il n’aime pas Mme Da Silva (secrétariat ambassade Bangkok)  Pour lui, elle ne s’intéresse qu’à l’argent.

 Cet entretien est secret me dit-il. Je dois ne la raconter qu’aux parents.

Il me raconte cette histoire mais il ne m’a jamais vu. Il ne me connaît pas etc.….

Je lui fais remarquer que si il ne témoigne pas et que son copain du resto aussi, je ne vois pas comment je vais pouvoir ramener cette histoire à la famille de Pascal en étant quelque peu crédible. C’est bien gentil de me raconter ça mais si je ne peux rien faire…

 

Il me dit que pour son ami, ce n’est pas pareil. Lui, il a un restaurant. Il est connu et ne peut disparaître comme cela. Il y a longtemps qu’il est installé et vit avec une Thaï. Alors, si la police vient faire un tour chez lui et pose quelques questions, cela ne devrait pas trop lui nuire Tandis que pour moi me dit-il, cela m’amènerait des gros problèmes.

Bon ok, je ne dirais rien tant que je ne serais pas rentré en France.

Ce qui serait bien, me dit-il, c’est que ce soit la Police Scientifique de Bangkok qui fasse une enquête. Ils ont des moyens et sont autonomes. La police d’ici n’est pas terrible.

Il me donne le téléphone de son copain qui se prénomme Philippe.

Puis, Il me dit d’y aller vers 16h, car il y est toujours à cette heure là. Il m’en fait une description approximative.

Enfin, il me dit de l’expliquer à Oya. Je lui signale qu’elle est gentille et qu’elle m’a beaucoup aidé. Et avec sa sœur, elles m’ont emmené prier Buddha pour Alf.

Mais comme il parle Thaï, je lui demande de le faire lui-même.

Elle l’écoute et semble bien d’accord. Elle me regarde et je lui fais OK.

Elle me répond OK, sans aucune réaction.

 

(Note : Je ne me suis pas expliqué, pourquoi craignant des représailles, il m’ait donné rendez-vous chez lui. Ni pourquoi ne me l’a-t-il pas dit au téléphone, le jour précédent, afin que je vienne seul. Et, au cas où il n’y aurait pas pensé la veille, il aurait pu le faire ce matin même car je lui ai bien dit que je venais avec une copine Thaï.)

Pourtant, cette histoire est plus plausible que la précédente.

 

On repart et curieusement Oya veut repartir par la route. Elle dit que le soleil la gène.

Alors, on prend le chemin de terre qui nous y conduit.

Etrangement, à un moment, elle va me demander tranquillement le nom de « My friend ».

Je répondrai à coté.

14h, je loue un cyclo et l’on file sur Thong Sala. Oya conduit.

Arrivés à la ville, nous recherchons une pharmacie pour la conjonctivite d’Oya.

En nous arrêtant, pour nous renseigner, nous nous retrouvons juste en face du fameux restaurant « L’embuscade ». J’y vois un homme en sortir qui ressemble beaucoup à la description de notre informateur.

Je change mon fusil d’épaule. Nous n’attendrons pas 16h et je traverse la large rue. Il allait enfourcher son cyclo et je l’interrompe, en lui demandant s’il est Philippe.

Il me répond que oui.

Je me présente et lui dit que j’ai eu ses coordonnées par Niki. Que je suis un très bon ami de Pascal qui a disparu.

Je lui demande :

-  Niki, ne vous a pas prévenu de ma venue ? Il ne vous a pas appelé ?

 - Non, me répond –t-il.

Cela me surprend, ce n’est pas rien tout de même !

On rentre dans son restaurant qui est grand ouvert sur deux angles. Il y a un petit comptoir, 4 ou 5 tables, une télé et au fond, la cuisine dans une autre pièce. C’est petit et tranquille.

Je lui montre son numéro de téléphone que j’ai eu par Niki.

Il n’y a personne, à part sa copine qui reste plantée devant la TV.

Puis, il me raconte son histoire, semblant très distant de toutes sensations. Il était dans un autre resto/bar, un peu plus loin, pour prendre un verre. Car il ne peut le faire chez lui. Sa copine n’aime pas qu’il boive de l’alcool.

Alors, en fin de matinée, sous de faux prétextes, il va prendre son petit apéro pendant un quart d’heure maxi.

 

Mais c’était quel jour ? Le 3 juillet ?

-         Je ne me rappelle plus vraiment.

(Tiens, l’un est formel pas l’autre…)

Ce matin là, il serait tombé sur Pascal qui était en forte discussion avec une fille Thaï. (Fille que l’on emmène pour la nuit.). Il aurait entendu quelques bribes de conversation, comme quoi, il lui aurait donné que 300baths au lieu des 1000baths convenus. Elle n’était pas contente.

 

Puis, Pascal lui aurait commandé un steak tartare.

Il lui semble bien qu’ils ont discuté devant le cyclo de Pascal.

Pascal lui a dit qu’il allait arriver.

 

Mais qu’elle heure était-il à peu prés ?

-         Midi, c’était pour le repas de midi.

 

(Donc, j’ai supposé que la nana était déjà partie)

 

Alf, m’a-t-il dit, était un habitué et il le voyait tous les jours ou presque. Soit pour manger, soit pour prendre un verre, soit en simple visite ou pour consulter son ordi.

(Car il faut comprendre, que la boutique à coté du resto et un cyber-café. Il lui semble bien que Pascal venait pirater le wi-fi. Mais il n’en est pas certain car il ne comprend rien en informatique.)

Pour ce qui est de son site, il a pensé qu’il devait payer à nouveau, un peu comme pour un téléphone que l’on re crédite.

Je crois qu’Alf lui avait acheté contre un repas ou deux, voire plus. Donc, après avoir bu son verre, il serait revenu à son restaurant pour s’occuper de son resto et du steak de Pascal.

 

 - Il en mangeait souvent ? (J’ai pensé à poser cette question, car je ne faisais pas à l’idée de trouver ce genre de met ici.)

 - Non, c’était son premier.

 - Mais vous en faîtes souvent ?

 - Non, c’était la première fois. C’est Pascal qui me l’a demandé.

 - Mais quand est-ce que la nana l’ a désigné du doigt ?

 - Je pense que j’ai du voir cela sur le retour. Il me montre le carrefour plus loin.

 - Mais elle était en cyclo ?

 - Il me semble que c’est ça.

-  Avec un Thaï qui conduisait ?

- Il me semble que l’autre était un gars. Mais je ne suis pas sur qu’elle l’ait désigné. Je ne me rappelle plus vraiment.

(Là, encore sur ce sujet bien important, il n’est pas très loquace.) Ensuite, il serait revenu. Aurait préparé, le steak comme le reste de ses plats. Seulement, Pascal, n’est pas venu le manger.

Il s’est dit que ce n’était pas grave et qu’il viendrait le soir. Donc, il l’aurait mis au frigo. Puis, à la poubelle car Pascal n’est jamais réapparu et n’en a plus eu de nouvelle.

 

Et pour le règlement de compte ?

Je ne crois pas que l’on puisse faire cela pour 700bahts. Il y a souvent des embrouilles avec des nanas pour des histoires de quelques centaines de baths. Dans ce cas la jungle serait pleine.

Il va en contradiction de Niki

Je le remercie et comme des clients sont arrivés, on le laisse.

On fait nos courses et je décide de manger chez lui.

On retourne à son resto et je commande un gros pavé.

La nana de Philippe installe un 2ème couvert pour la « Miss » me dit-elle.

Oya est repartie chercher de la nourriture avec mon portefeuille, je n’ai rien à craindre. D’ailleurs, Philippe me l’avait bien expliqué. Elle revient et accepte de manger là, mais sa nourriture qu’elle vient d’acheter. Ici, ce n’est pas un problème…

Après Oya va se planter devant la TV avec la copine de Philippe. Elle m’explique qu’elle peut ainsi savoir des choses sur le monde. Puisqu’elle ne sait pas lire, au moins avec les images, elle comprend un peu.

Philippe et moi allons discuter de la Thaïlande, des touristes, des mœurs, des lois, des prix, des combines et de tas d’autres choses….

(Note : Ce type tient la route dans ses propos. Il me raconte des exemples que je peux confirmer, pour les avoir vus moi-même. Donc, il sait ce qu’il dit !)

Il m’explique, que les Français vont chez les Français. Les Italiens vont dans les bars et restos italiens et les Anglais avec les Anglais et ainsi de suite. Et pour ce qui est des Thaïs, ils ne fréquentent pas les étrangers. Il est justement surpris que je n’aie côtoyé que des autochtones ou presque, durant mon séjour. Pour moi, c’est normal, je ne suis pas ici pour voir des « beaufs » en vacances, ni des pseudos branchés techno/reggae/pop-rock etc.….

Il me dit en me montrant les nanas européennes, dans la rue : Il n’y a que des « thons » ici. Et là, il n’a pas tort, Les filles sont moches et se la jouent…

Les gens ne ressemblent à rien (je parle des touristes) et des étrangers résidants. Ici, c’est cool avec la mentalité qui va avec…

Les Thaïs, eux, sont habillés à leur manière et cela leur va.

Revenons à Alf.

Il m’a dit qu’il avait mauvaise réputation auprès des filles. Car il était un peu rapide dans ses avances, discutait les prix et ne payait pas toujours ce qui était convenu. Il l’avait déjà vu faire.

 

(Note : Il en sait des choses sur ce sujet qui devrait être assez personnel.)

 

Ainsi, les filles se méfiaient un peu de lui. Il ne croit pas à l’histoire de la disparition en kite. Pour lui, on ne part pas tout seul faire du kite. Il me dit qu’il y a toujours du vent vers Bantaï, où Alf faisait souvent du kite.

C’était quelqu’un qui payait toujours sa commande, réglo, pas comme certains qui n’ont jamais un rond.

Il me dit qu’ici les gens sont nuls. La plus part, fument au matin et sont « destroy » à midi. Et pire pour les autres…Et les autres sont feignants.

 

- Avait-il un portefeuille ?

- Oui, il avait un portefeuille. Je lui ai posé la question en lui montrant le mien.

 Il me répète :

- Oui, il avait un « crapaud » comme celui-là, en me montrant le sien et l’ouvrant en deux. Noir, il était noir.

 

 - Combien de kite, avait-il ?

 - Deux ou trois, je l’ignore, je ne les ai jamais vus.

 

Il me dit aussi, qu’il savait (lui aussi…) que je devais venir. Du moins, précise-t-il, pas toi personnellement mais un très bon copain de Paris.

 

(Note : Ayant acheté mon billet le deux pour Bangkok et le trois pour Koh Samui, c’est donc que Pascal aurait vu Philippe et/ou Niki sur l’une ou l’autre des deux dates.)

 

 - Et vous ne saviez pas où il habitait ?

 - Non, je crois que c’est du coté de la route du nord.

 - Non, c’est sur celle d’ Haadrin.

 

Il m’explique, alors, qu’ici les gens se croisent fréquemment. C’est petit. Et même au pire, on a des nouvelles par d’autres qui se sont vus. De plus, vu les difficultés à circuler d’un bout à l’autre de l’île. Il n’est pas rare, d’avoir deux ou trois bungalows en même temps à différents endroits.

Et même si Alf n’était pas aperçu durant 2 ou 3 jours, tout le monde savait qu’il lui arrivait de s’enfermer pour travailler.

-         Comment était-il habillé la dernière fois ?

-         Tout en blanc, T-shirt blanc, short blanc et casquette blanche. D’ailleurs, m’a-t-il dit, il était très souvent habillé ainsi.

Je récupère Oya, qui n’a pas lâché l’écran de tout se temps.

On va clôturer cette affaire et repasser chez la gérante du Tropicana Resort mais à sa boutique en ville.

Elle est là, nous reçoit et appelle Mr. Swang (ou quelque chose comme ça), le proprio. Il a changé d’idée. Il a contacté l’ambassade et tout doit rester.

Je ne dois rien prendre, ni vendre mais je peux regarder tout ce que je veux.

Pour ce qui est des dettes, ce n’est pas un problème, m’affirme-t-il. Il peut attendre. Alors il en sera ainsi. Car entre cette histoire de meurtre éventuel et le fait de ne pouvoir ramener la CB et le chéquier, il me parait sage de ne pas mettre plus les doigts dans cette sombre affaire. C’est devenu très, trop compliqué et je ne le sens pas.

 

La femme, nous dit d’attendre et va chercher le sac de l’ordi. Je vérifie mais je ne vois pas de portefeuille. Je lui pose la question en lui montrant le mien. Elle me répond qu’elle n’a pas trouvé quelque chose comme ça. Elle a juste trouvé un petit porte-monnaie avec quelques petites pièces.

Je lui redemande pour la disparition de Pascal et si May a vu Pascal. Elle me répond un peu à coté en me disant qu’elle était ici et que May est arrivée et à demander « Où est Pascal ? »

Je laisse tomber, je n’en saurais pas plus.

Inutile de retourner voir le kite car je ne peux le vendre et personne n’a été capable de m’en donner le nombre exact et encore moins les couleurs des voiles…

On s’en va.

 

JEUDI 17 AOUT 2006

 

(Note : Je tiens à préciser que je n ai aucune preuve mais de très fortes présomptions.

Il semblerait que l'on ait essayé de m'isoler.

C’est exactement la sensation que j’en ai eue !

La journée a bien commencé. Nous sommes allés de l'autre coté de l’île en passant par Thong Sala car c’est la seule route possible. C'était bien et n’avons eu aucun problème.

Après avoir mangé nous avons profité de la plage.

J ai aperçu de gros nuages menaçants au loin au-dessus des montagnes venants du Sud et j’ai décidé du départ. La route en terre serait impraticable sous la pluie, surtout en 2 roues.

Arrivés à Thong Sala, il s’est mis a pleuvoir doucement, nous avons continué jusqu’à notre village.

Là nous avons fait des courses  à la superette 7:11 C'est courant là bas c'est comme coop, chez nous il y a trente ans. Il pleut beaucoup et à l’intérieur, je tombe sur Niki, notre informateur. Oya le reconnaît. Je lui dit bonjour et le remercie de  m avoir informé de  cette histoire, que j’ai bien vu son ami et le laisse

tranquille. A partir de ce moment, Oya va changer. En premier, elle va payer ses achats sans même m’adresser un regard.

 A savoir que normalement, c’est toujours moi qui paye la nourriture. Donc réaction inhabituelle. Niki est déjà parti et elle récupère le cyclo.

On mange, à l’extérieur, sur le banc contre le mur. Il pleut abondamment.

Après avoir fini, elle me dit Mépelaï. Cela veut dire, en gros, je m’en fiche et on part sous la pluie rejoindre notre bungalow.

Quelques temps après, la pluie s’arrête.

On reste au bungalow, elle est très distante reste sur le hamac, téléphone (Mais c’est une habitude chez elle. Elle est toujours au téléphone).Du coup, je vais faire des photos de la plage à marée haute et puis je reviens.

Je lui demande de venir jouer aux raquettes, elle me répond Mépelaï. Alors que d’habitude, elle aime jouer.

Elle fermera la porte du bungalow en shootant dedans. C’est encore inhabituel. Mais je ne sais toujours pas pourquoi, elle agit ainsi.

 

Arrivés sur la plage et sans m’avoir parlé, elle continue son chemin en suivant le rivage en direction du village. En ayant

abandonné ses tongs. Je la regarde partir sans se retourner et reprendre son téléphone. Elle m’ ignore totalement.

Je la rattrape et essaye dans savoir plus. Elle me demande le nom de « My Friend » du 7/11.  Elle l'avait déjà fait en partant de chez lui. Je lui réponds que je ne sais pas, que c'est un surnom qu il m’avait donné au téléphone et que je l ai oublié.

 Elle est très énervée. Elle me reproche de casser avec elle. Alors qu’il n’en fut nullement question, d’autant plus que j'étais quand même, pas mal venu aussi pour elle.

Je reprends et je force son entêtement. Lui dit qu elle se trompe et même si l’envie me vient maintenant car je trouve tout cela très louche et m’énerve. Je prêche le faux pour savoir le vrai.

Je réussi à la ramener à moi. Puis, elle me demande d'aller se balader avec elle en cyclo (Il n'y a rien a payer me précise-t- elle). Cela aussi, c est bizarre. Je le sais bien, j ai loue le cyclo pour la journée. Et il est entre 17h et 19h, alors…Qu’est-ce qu’elle veut ?

 

(Note : Je tiens a préciser que cette discussion est entre mots Thaï et quelques mots d’anglais accompagnés du visage et des mains. Mais cela fonctionne.)

 

Et puis, pourquoi dans la direction opposée au village ? On n’y va jamais !De plus, le temps n est pas au beau fixe. Il faut que j’en sache plus et j accepte son invitation. Même si elle plus vivable. Et ce n est plus le grand amour...Ce n’est plus la confiance qui règne.

On prend la route du sud par la côte. Je ne sais pas du tout où elle veut aller. C’est elle qui conduit, comme à l’habitude. Et en passant devant le chemin qui mène à la maison de Niki, elle tend son bras et désigne la direction de celle-ci. Elle parle fort d’un ton sec et violent.

-         BAHN, MY FRIEND, NO GOOD!

-         Ce qui se traduit par :

-         Maison, Ton Ami, Mauvais !

Donc, elle se rappelle très bien l’endroit et ne le porte pas dans son cœur. Pourquoi? Cela me confirme que c’est bien la vue de Niki au 7/11 qui a tout déclenché.

A partir de maintenant, je vais faire totalement semblant de suivre son jeu et vais vérifier  point par point tout ce que je

 peux. Et faire en sorte de mettre toutes les sécurités de mon coté. Je ne sens pas du tout qui ce trame. Il faut que sache si je suis en danger ou  si c’est un film.

Mes vacances, voir autre chose, en dépendent...

On sort de la route principale et l’on se retrouve dans un carrefour avec des panneaux qui signalent les différents resorts et lieux. Elle me demande de lire, a voix haute, ces indicateurs pour qu elle m’entende et puisse savoir où se diriger. (Puisqu’elle ne sait ni lire, ni écrire).

Elle n’est visiblement pas satisfaite. Je suis persuadé maintenant qu’elle cherche un endroit précis mais elle ne sait où elle doit aller. Donc, comme elle n’est pas d’ici mais de Koh Samui et n’est pas censée connaitre cette île. Comment, peut-elle, alors, rechercher un endroit spécifique ?

J’ en suis sur, il y a un piège à la clé et elle en est l’instrument. Car vu le temps, cela ne peut être une balade pour nous remettre en amoureux. La journée décline, ainsi que la luminosité. Elle file sur un groupe de Thaïlandais, je ne suis pas tranquille. Elle se renseigne, fais demi-tour et fonce dans la direction indiquée par l’un d’eux.

On se retrouve dans un resort dont j’ignore le nom .Il n’ y a quasiment personne, mis à part une vieille femme Thaï et une ou deux autres personnes et uniquement à l’entrée.

Nous descendons du Honda et contrairement à l’habitude, c’est moi qui ferme le Newman du  cyclo. Je garde la clé sur moi. Je prends des photos de la plage au cas où il arriverait quelque chose.    Il y aura une trace….

On passe le long d’un cabanon. Je vois deux ou trois bouteilles qui pourraient me servir d’arme une fois cassées. Je repère aussi tous les moyens de fuite. Surtout par la mer, car je nage sans crainte. J'ai des sensations de plus en plus énormes de danger…Elle tient son portable à la main alors qu’en temps normal, il est dans sa « socket » et rangé dans son sac.

On est sur la plage de gauche, il n’y a strictement personne. Elle regardera souvent à droite, du coté des bungalows. Elle se trouve face à moi, à environ un mètre cinquante. Elle regarde son portable fréquemment aussi. Et puis  relève la tête, regarde de nouveau à droite puis son portable et ainsi, plusieurs fois de suite. Je la sens énervée, attendant quelque chose.

Quoi ? Que le téléphone sonne, qu’un message s’ inscrive, que quelqu’ un vienne ????

Là, plus de doute, la côte d’alerte est dépassée et il me faut agir vite. Je pressens (Et j ai un certain flair pour ces choses là), que les minutes me sont comptées voir même que je suis en sursit.

Je prétexte les gros nuages menaçant qui nous arrivent dessus, pour ordonner que l’on rentre au bungalow.

Je repars vers le cyclo. Elle me suit, range son téléphone dans son étui et reprend le guidon. Je la sens pas plus détendue mais moins sous pression. Comme, si elle avait perdu sa colère ou sa crainte de quelque chose.

Il faut savoir qu’elle m’aimait beaucoup quand même, car je m’occupait beaucoup d’elle.

Là, changement de programme, plutôt que de rentrer au bungalow, tel que je l’avait dit et ordonné, elle désire se faire masser. Il est vrai, qu’elle en avait fait le souhait depuis plusieurs jours. De toute façon, je suis intimement persuadé qu'on veut me nuire. Tout mon corps me le dit. Les situations, indices et événements ne contredisent en rien cette sensation.

il ne me reste qu une journée et demie à passer en Thaïlande, il faut que j’en sache plus afin d'agir en conséquence. Soit rester surplace, soit fuir sur Koh Samui. Seulement, il est tard et la nuit ne sera pas une alliée .Et puis, trouver un taxi, dont je serais sûr est évidemment impossible.

Donc, j’accepte afin de connaître la suite. Elle file droit sur le village. Celui-ci comprend deux rues dont une est la route principale ainsi que trois autres qui les rejoignent. Deux ferment les extrémités comme une boucle.

 Nous allons faire deux fois le tour et elle cherche à nouveau quelque chose de bien précis ! Mais quoi ? A quoi pense-t-elle maintenant ? J’ai bien une idée mais cela ne me paraît pas probable, ce ne serait pas logique !

Il y a deux ou trois boutiques de massages mais toutes vides de quiconque. Nous allons passer par la rue/passage du milieu. C’est en terre. Là, il n’ y a aucune boutique et les cotés ne sont composés que des cabanes d’habitation de Thaïlandais.

Je peux vous dire que j’ai eu la même sensation qu’en traversant une certaine petite citée perdue dans Montpellier....

Faute de trouver ce qu’elle cherche, elle s’adresse à une grosse femme dans le carrefour en face le 7/11. Elle y vend sa cuisine. Elle parle anglais. Je la connais. Nous avions discuté et  eu affaire avec elle.

Elle est la plaque tournante du village. Elle sait tout, et elle est géographiquement placée où il faut... Cette femme renseigne Oya et elle trouve.

Je ne le crois pas ! C’est bien ça ! Mon intuition ne m’a pas trompé ! Elle voulait retrouver la masseuse avec laquelle nous avions eu une histoire qui s’était terminée en queue de poisson qui avait coûtée 300 baths à Oya. Cette affaire était arrangée par la femme précédemment citée. C’était lors de mon 1er voyage.

Comment peut-on chercher quelqu’un à ce point pour se faire masser alors qu’il y a eu une légère embrouille ou plutôt un désagrément avec cette fille. C’est absolument incompréhensible   ... De plus, la nana qui devrait avoir un léger grief contre moi et aussi Oya, nous accueille toute souriante à bras ouverts. Même pas la surprise de nous revoir et que l’on débarque chez elle.

 

C’est hallucinant. Je reste dans ma position défensive mais par l’attaque et j’imagine bien que si je vais me fais masser il serait facile de me coincer. Surtout qu’il faudrait que je m’allonge.

La boutique est toute ouverte sur la rue. C’est, un peu, comme une garage, mais en plus large et  plus grand. IL n’y a pratiquement pas de mobilier à part deux chaises, une TV sur sa table et tout ceci en aligné contre le mur. Dans la continuité se trouve un couloir. Car, au fond de ce local, il y a une pièce ajoutée. Celle-ci possède une fenêtre fermée. On ne peut rien voir à travers car deux épais rideaux verts et sombres sont tirés derrière. Il y a un jeune Thaï de 20ans à la chevelure excentrique et décolorée. Celui-ci regarde la télé, allongé sur un tapis de massage.

Une femme un peu âgée vient et elle va masser Oya. Je suis invité par la nana (qui parle un peu anglais), comme par Oya et la femme, à me faire masser. Je refuse. Je prétexte qu’il y a la télé allumée et que je déteste la TV. Oya le sait donc l’argument est bon. Alors, elle l’éteint. Cela me surprend car le jeune Thaï, bien calé en  face, ne bronche pas et va se lever pour me laisser la place...Je continue à décliner et reste dehors. Je vais voir les autres boutiques en restant devant et toujours en pleine vue.

J’ai dit bonjour à toutes les personnes que j’ai rencontrées afin de me faire remarquer. Puis je reviens sur notre boutique  mais je regarde le cyclo sous toutes ses coutures.

On discute mais de loin, je reste vigilant. Puis, je finis par m’asseoir au tout premier siège, juste à la limite du rideau métallique de la boutique. Je refuse d’aller plus loin.

Oya, continue à se faire masser par la femme.

Bon, mais alors, pourquoi l’a-t-elle cherchée ainsi pour se faire masser par une autre ???? La nana me dit qu’elle a un copain Norvégien depuis la dernière fois que l’on s’ est vu.

-         Un blond alors ?

-         No foncé

Je ne sais plus si elle a rajouter quelque chose mais je me suis dit en moi-même « Un bon Norvégien alors ! »

Qu’il vient de remporte un combat de boxe thaïlandaise...

Pourquoi me dit-elle ça ? Aucun intérêt, hors sujet de conversation…. ?

Elle me demande si je viens bien de France et de Paris. Je ne me rappelle plus bien le reste de la conversation mais nous parlons de mon pays. Et pour bien montrer que je ne suis pas du genre à me laisser faire, j’utilise un stratagème.

Je lui explique, qu’en France, avec certains étrangers notamment les blacks et les arabes, à Paris, comme en banlieue voire aussi en province, il faut parfois se battre pour se protéger. Je joints les actes, au ton adéquate et frappe de façon agressive et violente mon poing droit dans la paume de l’autre main. Ainsi, je démontre, dans le cas où l’on voudrait bien me nuire que je ne me laisserai pas faire.

Je ressens toujours du danger et tout ce que je vois me semble complètement anormal et illogique.

Je sais bien qu’ils peuvent avoir des moeurs différentes, mais là, cela dépasse tout ce que je peux tolérer de dérive.

Ensuite, je ne sais pourquoi, la fille m’invite à visiter, sans raison apparente les pièces du fond. Il y en a une deuxième, à la suite de l’autre car je vois deux portes l’une derrière l’autre.

Je dis un « NO » net et précis.

Pourquoi me demander cela, là d’un seul coup, sans raison ??? Aucune réponse logique à apporter. Elle va lâcher l’affaire et s’occuper de ses affaires. La discussion s’est terminée bizarrement.

Oya se fais toujours masser. A un moment, la nana repart vers le fonds et je la vois qui ouvre la  1ère porte, celle de la pièce aux rideaux sombres. Puis, elle a parlé doucement à quelqu’un. Du coup, je n ai pas pu savoir en quelle langue, elle s’était exprimée.

 

Encore une coincidance étrange.

Au cas, où il y aurait une masseuse là aussi, pourquoi les rideaux seraient-ils fermés ainsi que la porte par cette chaleur ? Elle dormait ? Non, elle n’a pas frappé avant d’ouvrir … Franchement, je doute de tout mais pour moi, cela « puait » le piège a plein nez.

Ainsi, on aurait enfin compris que je me méfiais et que cela ne serait pas facile. Mais de tout cela, rien n’est réellement vérifiable. Cela m’énerve beaucoup.

Après, nous sommes enfin rentrés et le restant de la soirée fut calme.

De toute façon, j’étais certain que les Thaïs qui géraient le Malibu bungalow n’avaient rien à voir avec cette histoire. Et que, chez eux, en leur présence, je ne craignais absolument rien. Par contre, la nuit venue et seul avec Oya dans notre bungalow, je n’étais pas totalement rassuré. Vu, que celui-ci, situé à coté d’un terrain aussi vierge que la jungle, il était accessible assez facilement.

J’ai dormi avec le coupe ongle en position canif. J’ai dormi,

c’ est beaucoup dire.

 

VENDREDI 18 AOUT 2006

 

Tout était redevenu normal. Oya était agréable et c’est même elle, qui m’emmena jouer aux raquettes...

J’ai envoyé un mail à Olivier pour qu’il attende de mes nouvelles et que si il n’en avait pas qu’il contacte ma cousine.

Enfin je suis resté quand même méfiant jusqu’à mon départ.

 

SAMEDI 19 AOUT 2006

 

Retour à Koh Samui, je ne suis resté que peu de temps au bar de Pierre. Je ne lui ai pas parlé de cette nouvelle version. Il est toujours sur son ordinateur à jouer au solitaire comme très souvent.

J’ai passé un mail à ma cousine avec les noms et coordonnées des gens que j’avais vus.

Ensuite avec Oya, nous sommes tout de suite, sur mon exigence, reparti pour l’aéroport. Là, j’estimai être assez en sécurité et j’ai attendu mon avion en sa compagnie.

Puis, je suis enfin parti.

 

 

Fin du récit du deuxième voyage de Dominique BARTHES

mardi, février 24 2009

Photos

lundi, février 23 2009

RECHERCHES

C’est un chapitre qui devrait être le plus volumineux et pourtant, à la fin, nous constaterons la minceur de son contenu.

Officiellement, le 26/07/2006 . L’ambassade de France à Bangkok(BKK) informe les parents par courrier électronique que,

Le 18/07/06, un fax venant du Tropicana Resort  à  Koh Pha Ngan (KPN) signale la disparition de Pascal ( 04/07 à 16h).

Le 19/07/06, le service de l’ambassade contacte le commissariat de police de KPN.

Le 20/07/06, un avis de recherche est envoyé par l’ambassade aux commissariats de police (+ police touristique) de KPN, Koh Samui, et de Surat Thani..

Le 21/07/06, l’ambassade a la confirmation de disparition par la conversation téléphonique de Dominique BARTHES.

Dans ce mail les parents sont invités à déposer un dossier de Recherche dans l’Intérêt des Familles,(photos renseignements etc…)auprès de la Préfecture, il sera  transmis au Ministère des Affaires Etrangère, à Paris, qui retransmettra par la suite, la demande à Bangkok, qui dès réception du dossier transmettra  tous les éléments importants aux autorités thaïes compétentes . Pour plus d’informations les parents peuvent contacter Madame Da Silva .

Le dossier

          

A la Préfecture, il est demandé aux parents d’aller dans le commissariat de leur quartier pour faire la demande de recherche, oui mais dans leur village il n’y a pas de commissariat ! ….donc ils vont dans le celui qui est le plus près ,  là, ils s’adressent à un jeune fonctionnaire, expliquent la situation, et ce jeune……policier,(qui doit certainement très bien cacher  toute son  intelligence) leur dit qu’ à 37 ans leur fils est libre de faire ce qu’il veut ! qu’il a voulu rompre avec la famille… etc … au fait…pourquoi ils ne sont pas aimés les flics….. ???  Heureusement  comme partout il y en a de très bien, dont l’honneur et la fidélité au service passe avant toutes choses.

Le dossier prêt c’est maintenant le dépôt à la préfecture, en se demandant comment ils vont être reçu ?

Le ton n’est plus le même… l’accueil, la compréhension, la gentillesse des personnes,  qui ressentent la tristesse de ce couple, car eux aussi sont des parents, là ça se passe très bien.

Le dossier a été transmis au ministère à Paris le 31 juillet 2006

C’est ainsi que le déclenchement  officiel des recherches est fait, il ne reste plus qu’a attendre….attendre !

Sur la demande des frères et de la sœur de Pascal en plus du conseil de leur médecin les parents vont quand même faire une cure dans une  station thermale pas très loin, de manière a être prêts a toute éventualité, vu le manque de point-internet en Lozère à ce moment là,c’est un des fils(Michel) qui va s’occuper du courrier,de la relation entre l'ambassade et les parents.

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Pour revoir OYA  , Dominique BARTHES  décide de retourner en Thaïlande…..

Le récit de son deuxième voyage sera bientôt sur ce site…..

mercredi, février 4 2009

Première analyse de situation

Très  brièvement  on peut dire que Dominique BARTHES  a eu de la chance de pouvoir trouver les traces de Pascal sur Koh Pha Ngan, avec l’aide de OYA,  rencontrée ’par hasard’ dans un bar de Koh Samui, et qui devient son interpretre Thaï .

Mais dans quel état d’esprit, lui qui savourait des vacances tranquilles…sans décision a prendre, sans soucis… en faisant entière confiance à son ‘pote’….. c’est hélas tout le contraire qui se produit .

Arrivé le 13 juillet, il commence à entendre parler de Pascal  le 20 juillet, et il trouve enfin une personne qui le connaissait bien en l’occurrence la jeune fille qui s’occupe de la réception au  TROPICANA-RESORT . Elle est Birmane et s’appelle M AY , elle dit l’ avoir vu le 4 juillet  à 16 h  faire du kite-surf  avec du très mauvais temps, partie puis revenue à 18H et ne l’aurait plus vu.

Note : ce témoignage est à prendre en considération vue la suite des événements …

La déclaration d’absence faite par le Manager du Tropicana est datée du 18/07/ 06.   donc 14 jours après !

Le vendredi 21 juillet

à 8h30 , premier appel à l’ambassade (BANGKOK) : "rappeler S.V.P.…."

à 9h00 deuxième appel,  Mme DA SILVA ( bureau de l’ambassade) accepte le témoignage de Dominique (toujours pas d’adresse pour prévenir les parents).

Samedi 22 juillet  retour de Dominique à Paris, du  23 au 25 juillet  il  recherche, activement, par téléphone les parents de Pascal.

Les parents

Ils communiquaient beaucoup avec Pascal, certainement plus que lorsque celui-ci était dans la région  de Montpellier, dans un e-mail que lui envoyait son père (Alain) le 19 déc. 2005 on peut lire : – ton adresse ? tes contacts ? tes amis autochtones, amis français, tous les moyens pour dialoguer (tel ou Internet),   correspondances régulières si possible toutes les semaines, même avec R.A.S. ou  T.V.B. de manière à pouvoir engager des recherches en cas de… ?   Bon séjour, bonne santé, prudence, sors couvert !!! on t’embrasse –

un autre mail daté du 5 avril 2006 ( il avait certainement changé d’endroit) son père lui demandait encore – le lieux de résidence, ou un poste de police local dans le cas d’une disparition,.-

Parfois il faisait une communication en visiophonie avec son frère Michel. 

     (Pascal devait revenir à la fin du mois de MAI . et il a décidé de prolonger jusqu’à  Septembre ou Octobre )

La veille de sa disparition il avait reçu de son père un SMS concernant son neveu Aurélien, pour la réussite au Bac, plus un e-mail de son frère Olivier portant sur le même sujet,……  il avait répondu à 19h53 en envoyant un mail de félicitations et avait proposé du travail de graphisme par Internet a ce neveu.

Concours de circonstances

Au lendemain de ces communications, les parents ( Camille et Alain ) ont rejoints leur fille (première née), gendre et leurs enfants qui étaient en vacances dans le massif-central(sans Internet)., et qui habitent et travaillent en Normandie. Là, c’est la joie des retrouvailles, les câlins des petits-enfants les sorties en campagne, les repas ensemble, les feux d’artifices du 14 juillet, l’ambiance du bal populaire avec les flonflons de l’accordéon , le défilé des pompiers, la grande fête …. l’image d’Epinal !  …pas de soucis,... pas de problème du coté de Michel (premier né des garçons),sur le point de partir en vacances avec sa femme et leurs enfants, et Olivier (deuxième né des garçons), sa femme et son fils sont aussi en vacances en montagne,

…Dans la vie ce sont ces petites choses qui ont de l’importances, un échange d’amour , de compréhension entre les êtres, ….et si coté santé il n’y a pas trop de problème, c’est déjà le bonheur.  On oubli un peu toutes les habitudes et tracasseries  quotidiennes, le courrier, la télé, la radio, et l’écran d’ordinateur surtout pour ceux qui travaillent toute l’année avec… !

Tout a une fin,.. les parents reviennent à leur domicile pour se préparer à repartir en cure thermale dans un petit village de la Lozère ( Camille a 68 ans et Alain 70.) ils suivent un traitement pour les rhumatismes et Alain un traitement de plus en O.R.L. suite à des traumatismes sonores dus aux tirs dans sa carrière militaire.

Le mardi 25 Juillet 2006 en fin d’après-midi

 Pour prolonger encore un peu cette ambiance de  joie et de vacance, ils décident d’aller au cinéma, en rentrant heureux de terminer cette journée en ‘beauté’, voilà que le téléphone sonne,… la voix d’un homme demande 

 - êtes-vous les parents de Pascal ? – etc.…

il se présente, Dominique BARTHES ami de leur fils ….( il est d’une correction parfaite  ), mais à l’annonce de la triste nouvelle il se fait….’’jeter’’. verbalement par le père qui pense à un canular de la plus mauvaise espèce,  ou à un créancier voulant récupérer l’adresse d’un client, en employant les plus viles méthodes, nous savons que ces gens là ne reculent devant  rien.

Et si s’était vrai ? …depuis 19 jours !…

Dominique est un peu désemparé, tout le mal qui s’est donné pour retrouver Pascal, l’alerte à l’ambassade, à son retour chercher l’adresse des parents, puis en finale se retrouver face à ce mur… il comprend très bien la situation,  il demande :

 – si vous avez un ordinateur j’envoi par mail  la copie de la déclaration de disparition, en vous donnant aussi l’adresse de la personne qui s’occupe du dossier à l’ambassade à BANGKOK-

 La confirmation arrive, brutale, ce couple de parents est littéralement K.O sur place, et la douleur de se sentir impuissant à faire quelque chose, mais quoi faire ? peut-on faire quelque chose vingt jours après ?  loin…dans le temps, et loin…dans l’espace, cette maman qui se serait transformée en tigresse, contre celui qui aurait voulu faire du mal à son enfant, et ce père torturé à l’idée que son fils appelle peut-être « au secours ! » , il est là, inerte, devant cette situation sans issue .

 

Cette journée si bien passée, se termine par un affreux cauchemar, dont on ne se réveille pas. C’est l’annonce à toute la famille, aux amis, c’est aussi les excuses les plus sincères auprès de Dominique, lui qui s’est fait un point d’honneur, à rapporter un maximum d’informations, en relation constante avec l’ambassade jusqu’au moment ou enfin il trouve l’adresse des parents qu’il fait parvenir immédiatement à Mme DA SILVA (Bangkok).

 

à suivre...      Prochain article ' les recherches'

 

dimanche, janvier 18 2009

1er VOYAGE INVITE PAR ALF


MERCREDI 12 JUILLET 2006

Départ pour la Thaïlande

Note : J’ai beaucoup voyagé, que se soit en Vespa (Paris, Biarritz, Gênes, Valencia), en voiture (Londres, Groningen en 4CV & DS, Barcelone, Vienne, Budapest, Dubrovnik, San Marino, Suisse, Lichtenstein) en train ou en avion, mais pour chacun de ses cas, ce fut toujours en Europe. J’ai l’habitude de la découverte et d’avoir à me débrouiller tout seul.

Mais dans ce cas, c’est mon tout premier très long voyage, hors d’Europe et dans une culture aussi différente. C’est l’inconnu total. Je dépends entièrement d’Alf et pour une fois, c’est très bien. Le connaissant, je peux me reposer enfin sur quelqu’un car en général je mène la situation. Je me laisse faire donc, je ne prends pas de précaution particulière. Je sais qu’il est sérieux et cela va être, du coup, de vraies vacances.

JEUDI 13 JUILLET 2006

21h00 Départ de Bangkok

22h00 Arrivée à l’aéroport de Koh Samui.

A la descente de l’avion une hôtesse me réclame et je monte tout seul à part de tous les autres voyageurs dans ces espèces de plateformes roulantes. On me dit de descendre au 2ème arrêt.

Je pense que c’est certainement Alf qui m’a fait demandé. Il fait nuit, lourd et chaud.

1er arrêt, tout le monde descend, j’attends.

·               C’est étrange il n’y a rien sur cet aéroport hors mis une petite tour, quelques maisons et « Halls » de bambous.

Je ne connais pas cette sorte d’image, mis à part dans quelques vieux feuilletons. Je ne me sens pas très à l’aise car je ne maîtrise pas la situation.

On repart, 2ème arrêt. Je suis accueilli par un jeune gars qui me mène à un homme en uniforme derrière un minuscule casier en bambous. En vérité, c’est le service de l’immigration car je suis le seul « Transit ». Tous les autres passagers qui ont été du même vol que moi, ont pris la sortie à Bangkok, ce qui ne fut pas mon cas.

(D’ailleurs à mon arrivée à l’avion avant le départ, ils ont été nombreux à me regarder curieusement car j’ai un eu van pour moi tout seul et eux ont tous pris de gros bus.)

Je montre mes papiers, il parle un peu en anglais mais j’ai du mal à comprendre, il rigole avec l’autre personne, quand je lui dis que je suis ici pour des vacances. ( ?)

 - Où ? Me demande-t-il et je lui montre le nom de Koh Pha Ngan que j’avais écris sur un petit bout de papier.

Ouf, il tamponne mon passeport, j’ai chaud, il fait chaud et je ne sais pas où je suis tout est noir dehors….

Le jeune gars me montre le chemin pour rattraper le 1er terminal où je revois les autres passagers, mais pas de Pascal.

C’est un petit hall, il y a des tas d’hôtesses, des gens qui sont là pour attendre leurs amis et des asiatiques qui vous demandent continuellement « Taxis ? ». Il n’ y a pas de doute, il n’est pas là. Et de répondre, en même temps, continuellement – No, no. I’m waiting for a friend…

J’avais une intuition, arrivé à Bangkok, mais c’est vraiment la galère qui commence…

Non, me dis-je, Alf est sérieux, il est spécialiste du retard alors on patiente. Tout va s’arranger. De toute façon, je n’ai ni adresse, ni téléphone alors …

Je me renseigne, il n’y pas de Net et je ne peux consulter mes BAL pour une éventuelle info.

On m’explique qu’à 23h00, on fermera totalement l’aéroport. Je tourne en rond, heureusement que Pascal m’avait dit de prendre le minimum en bagage. J’ai donc juste un sac de voyage et un sac de plastique contenant boisson et blouson.

Une nana à qui j’avais refusé son offre de taxi, revient vers moi et après avoir expliqué mon désarroi, me dit que je n’ai pas le choix. L’aéroport est fermé, il fait nuit et qu’il vaut mieux aller en ville, qui est au moins à 3km. Elle me déposera à un Internet café. Autour de moi, la place s’est vidée, la plus part des lumières se sont éteintes. L’aéroport devient désert. J’accepte et tant pis si Alf arrive plus tard mais je n’ai plus le choix. Je ne vais pas rester tout seul…

M’ayant dit que le dernier bateau de son île était pour 17h/18h, il y a pas de raison qu’il ait une heure de retard maintenant. C’est trop, même pour lui. Il s’est passé quelque chose où il a confondu de jour…

Je reprends le contrôle de la situation mais je ne suis pas rassuré. On va au distributeur car je n’ai pas de monnaie du pays. Cela ne marche pas…. J’annule .Et la galère continue…

Elle me dit que ce n’est pas grave et qu’on en trouvera en ville.

 J’ai de la chance quelque part car elle m’aide et me réconforte. On monte dans la fourgonnette moderne. Un type est au volant, elle lui parle et l’on démarre.

Je rassemble mes idées,  je regarde par la fenêtre et dehors peu de lumière, la route est chaotique et l’on roule à gauche.

On arrive dans ce qui semble être la ville, tout est étrange pour moi, à part les panneaux publicitaires pour touristes en anglais, le reste est totalement incompréhensible.

 Je vois plusieurs panneaux marqués Internet mais ils ne stoppent pas. Le van est hermétiquement fermé. Je suis très inquiet mais j’évite de me poser trop de question. Laissons la Chance agir, elle est toujours là quand….

De toute façon, je vais être dans une ville maintenant, j’ai de l’argent en CB, je ne suis pas encombré de bagage, je vais regarder le Net, je vais retirer des sous, je vais trouver une solution, tout cela va s’arranger. Mais comment vais-je faire, comment cela va-t-il se passer ? Je voudrais être plus vieux de quelques heures, car demain il fera jour. Il faut que je prenne une douche, en plus je me sens sale avec ce long voyage et cela me reconsolidera.

Enfin, on s’arrête. Elle me montre, à travers le pare-brise, une banque, qui se trouve en renfoncement, mais bien éclairée. Je ne crains rien.

Je descends vais au distributeur et là, même problème, le bouton vert de validation ne fonctionne pas. Quelle galère… Je retourne voir la fille et elle revient avec moi, je refais un essai et lui montre mon problème. Elle me montre que la validation est sur la touche en haut à l’écran marqué OK. Bien sûr, la touche rouge d’annulation fonctionne mais pas la verte. Cela commence bien. Bon heureusement, elle me dit combien font 1000 baths, car je n’en ai aucune idée.

Ok, on retourne au van, me prends 500 baths (Je me dis que je m’en fous, c’est certainement cher mais elle m’a rudement aidé et c’est cela qui compte.) Je reprends mes sacs et lui demande l’Internet café. Elle se retourne et me montre un panneau en hauteur à 15m, elle me remercie et me souhaite bonne chance.

Je n’ai pas fini de résoudre mes problèmes mais je suis content de la façon dont s’est solutionner la 1ère étape.

(Note : 500Baths font en gros 10€, ce qui es cher pour là-bas mais peu pour nous.)

Maintenant voyons l’Internet Café ! Me dis-je.

J’ y rentre, la porte se coulisse. L’air y est conditionné.

 Il y a deux comptoirs, un de chaque coté de la salle. C’est glauque, la musique est forte c est vide a part 4 ou 5 filles toutes ou presque en noir.

Je demande pour l’Internet, l’une d’elle me montre les deux ordinateurs tout au fond. Je me précipite dessus et rien de rien.

Je m’aperçois qu’il y a un type maintenant, derrière le grand comptoir en L. je demande combien je dois en anglais et je commence à parler avec ce type car je en comprends rien à ce que me disent les filles d’autant qu’elles n’arrêtent pas de me regarder et de rire.

Enfin de compte le gars d’environ 45ans plutôt gras et sans allure, au physique maghrébin se dit Français ayant vécu dans plusieurs pays d’Europe. (Si j’ai bonne mémoire). Je lui raconte mon désagrément en français et cela est soulageant.

Il me dit que je ne peux rien faire de mieux que d’attendre et que si j’ai pas de nouvelle de mon ami, il possédait un hôtel un peu plus loin à 600baths la nuit avec tout le confort nécessaire.

Une jolie nana cherche à me brancher mais je ne m’en préoccupe pas et elle est déçue.

Je refouille dans mes diverses BAL mais toujours rien de rien.

 Il est presque minuit. Pas grand choix, il est arrivé quelque chose de grave ou il s’est trompé de jour.

J’ai du mal à croire à la seconde. Je laisse les coordonnées du bar, de l’hôtel et du portable du patron dans le cas où Alf regarderait sa boite.

Je reviens vers le gars, j’accepte son offre. Il me faut une douche, que je me change et un pied à terre pour me rassurer.

Son pote, de je ne sais quelle origine, mais à la coiffure digne d’un des Jackson Five en 75, m’emmène en cyclo à l’hôtel (Il ne me plait pas du tout ce type). Je repère le trajet car j’aurais à revenir pour régler et pour revoir l’ ordi.

On passe dans une rue faite que de bars à filles, totalement ouverts ceux-là. La musique hurle dans la rue et les filles sont provocantes. C’est hallucinant !

Il me dépose.

Ouf ! L’endroit est très correct.

Je prends ma chambre, m’installe et enfin me douche. C’est très confortable et l’on entend la techno de la rue aux bars qui n’est pourtant pas tout près.

Je reviens à pied par le même trajet, il fait toujours très chaud et lourd. Il est plus d’ une heure du matin maintenant.

Je retrouve le bar Chez Pierre (ce que je n’avais pas vu en entrant).

Je vérifie sur le Net à nouveau, mais toujours rien.

Je discute avec Pierre, le patron, et un couple de Français qui se trouvent au comptoir. Cela les fait rire de trouver un « lapin » à 22000kms. C’est vrai, vu sous cet angle. Mais pour moi, il n’y a pas de « lapin ».

La nana revient un peu à la charge mais je n’accepte pas.

Je n’ai pas envie de sortir pour voir dehors car je n’ai pas envie d’être seul pour le moment.

Tout d’un coup sortant de je ne sais où, une poupée apparaît derrière moi. Je flashe et elle s’approche. Je suis assis au comptoir.

Elle continue à me sourire, les autres filles rigolent et je ne saisi pas tout de la situation car elles parlent en Thaï.

Au résultat, je resterai avec elle. Après que Pierre m’ait invité à la garder.

(Note : J’étais célibataire depuis très longtemps alors même si je n’avais jamais utilisé ce procédé pour avoir une nana, il faut reconnaître qu’il y a des limites….)

Je ne serais pas seul ce soir et c’est tant mieux. Cela m’évitera de trop cogiter. Je suis en vacances tout de même.

(Pour info : Pascal m’avait dit certaines choses en disant qu’on ne pouvait pas toutes les appeler des prostituées. Il est évident qu’une nana qui au lieu de se jeter sur le lit, range vos affaires dans l’armoire, vous sert à boire, allume la télé et vient s’installer gentiment contre vous. Cela m’a plus rappelé, une soirée de couple plutôt qu’autre chose…)

(Note : A la suite de ce récit de mon arrivée, j’ai vérifié sur mon carnet pour voir ce que j’avais pu oublier. Rien à part le fait qu’on ait roulé à gauche. Tout est identique dans les moindres détails, l’ordre et les annotations. Cela me sidère un peu, mais par contre nous permet d’imaginer que le reste de mes souvenirs notés ou non seront très vraisemblablement très exacts.)

VENDREDI 14 JUILLET 2006

Retour avec Oya au bar de Pierre. Malheureusement toujours rien, aucun message.

On va à l’aéroport prendre un billet retour pour Bangkok.

Découverte de Chaweng, sa plage aménagée à touristes avec Oya. Au-delà, l’aménagement faisant place aux détritus, j’ai eu droit à un énorme clou rouillé dans le pied gauche qui a traversé mes baskets. Dorénavant, Je boite un peu.

Le soir vérification des e-mails mais pas plus de chance. Je veux aller sur l’île de Koh Pha Ngan et Pierre m’explique bien que là-bas c’est la jungle et que j’aurais de la chance si je trouve mon ami…Car c’est du domaine de l’impossible, me dit-il.

En tout cas, je n’aime pas trop Koh Samui et Chaweng, trop de touristes à mon goût. Alf voulait que je vois Koh Pha Ngan et que le trouve ou non, je saurais de quoi il voulait me parler !

En nous promenant, on passe devant l’hôpital et je me renseigne.

S’il n y a pas d’insectes dehors dès que l’on entre dans ce lieu, c’est l’invasion de moucherons ! Non, ils n’ont personne au nom donné. Echec !

SAMEDI 15 JUILLET 2006

Le matin vérification, mais pas mieux.

13h00 Départ en bateau pour Koh Pha Ngan et arrivée à Haadrin où on se posera.

Je demande à la patronne d’un restaurant où l’on mange, c’est une jeune israélienne,si elle sait où il y a des kite-surfers. Elle n’en sait rien. Elle me dit par contre qu’il y a pas mal de français dans le nord de l’île. Je lui dit que je recherche un ami et me demande de laisser son nom et mon e-mail car elle a des amis qui travaillent dans l’administration.

(Note : Je n’ai jamais rien reçu d’elle.)

DIMANCHE 16 JUILLET 2006

Taxi pour le Nord. On tombe par hasard sur le Malibu Bungalow. C’est parfait à 200baths la nuit. Tout y est paradisiaque et loin de la civilisation. C’est presque mieux que ce que je pouvais espérer par rapport à mes idées. J’hallucine complètement. Et Oya vient parfaire le tableau. Je ne suis pas en Thaïlande mais dans une île du Pacifique sud avant la modernisation. Je rêve des heures dans le hamac avec Oya.

(Note : Pour comprendre ce que pouvais probablement ressentir Pascal en étant là-bas.

Qu’il fasse soleil ou gris, cela ne change pas il fait chaud. Cela reste calme, incroyablement calme et cela agit tout de suite sur notre esprit. Le temps perd complètement sa valeur là-bas.

Pour la pluie, les tempêtes il suffit d’attendre quelques instants.

La nuit est agréable. Il est délicieux de se réveiller et de se lever pour se mettre dans le hamac à entendre les moteurs des bateaux des pécheurs et les cris de quelque faune nocturne. La journée, l’eau est chaude, le sable est fin. La faune y est visible et sonore. Il y a de la verdure partout (Par contre pas très fleurie). Les cigales (Si s’en sont) chantent fort et toutes en même temps, comme un seul et même instrument. Enormément de choses m’ont rappelé la côte méditerranéenne de mon enfance du début des années 70. C’est libre, pas de construction, pas de stationnement, pas de feu rouge, pas de panneau, pas de clôture ou si peu. Si peu d’infrastructures, pas de Mc Do et pas de supermarché. Car ici, on vit au jour le jour.

Et le 7 /11 (petite superette classique) est ouvert toute la nuit. Les gens font la sieste quasi continuellement. J’ai trouvé de la pâtisserie à la vanille, des olives Crespo, et tout plein de produits familiers.

Personne ne s’énerve et les étrangers résidents sont souvent des fumeurs de choses qui rendent cool. Alors…)

LUNDI 17 JUILLET 2006

Toujours rien sur le Net.

Je me foule la cheville gauche sur une dalle bancale durant la soirée.

(Note : Je vais faire comme si il ne mettait presque rien arrivé. Mais je vais en avoir pour 1 mois et demi pour que tout disparaisse ou presque. Cela ne sera pas évident tous les jours et va me bloquer un peu dans mes déplacements.)

MARDI 18 JUILLET 2006

C’est la tempête que j’ai filmée.

Je parle à John, Thaï sympa du Malibu, de mon souci mais il ne m’aide pas spécialement.

MERCREDI 19 JUILLET 2006

Toujours pas de nouvelle.

Dans un restaurant ouvert  sur une autre très belle plage, je peux enfin discuter avec une Thaï qui parle correctement anglais. Elle n’a pas grand conseil à me donner, ni sur les kite-surfers, ni sur un autre moyen de recherche.

Au retour, en passant par le village, je décide d’aller voir la Police. J’avais repéré un bâtiment que je supposais être un poste. Car, à part une affiche où je vois une paire de menottes en photo, rien ne laisse deviner qu’il s’agisse de la Police.

Oya m’y accompagne, elle frappe à la porte. C’est vide. Au bout d’un moment, un type sort d’une pièce l’air tout juste réveillé, en bas de survêtement, avec un t-shirt de l’équipe de foot française. Visiblement, on l’a dérangé durant sa sieste. Il ne s’intéresse visiblement pas à notre histoire. Et nous dit, toujours par l’intermédiaire d’Oya, de nous adresser à un poste de Police plus important.

On fait des courses au 7/11 d’à coté et Oya mange en face chez une femme qui se trouve géographiquement au centre des mouvements du village. Elle parle anglais et me dit d’aller à la Police de Thong Sala. Qu’il existe une Police touristique.

(Note : Je en sais plus comment mais on apprendra que la Police touristique est une unité de Koh Samui qui débarque 2 à 4 fois par mois pour les grandes « Raves ».)

JEUDI 20 JUILLET 2006

Location d’un deux roues et Oya me conduit, tout en nous baladant, jusqu’à Thong Sala.

Nous aurons un peu de mal à trouver le poste de Police car celui-ci est tout à l’entrée de la ville et excentré.

Enfin on trouve, deux policiers à l’air sévère, dans leur uniforme cintré et tiré à quatre épingles. Ils viennent vers nous. (Il me rappelle les policiers d’Espagne dans le temps…)

On discute entre anglais pour moi et Thaï pour Oya, afin d’arriver a se faire comprendre. Ce n’est pas rien. Ils semblent aussi peu motivés et obtus que les flics Catalans d’autrefois…

Ils nous disent qu’ils ne peuvent rien pour mon ami et moi. Toutefois, l’un d’eux me demande  de rentrer dans le bâtiment et de lui noter les noms et prénoms de Pascal ainsi que mon e-mail au cas il entendrait parler de quelque chose.

(Deux sont dehors assis sur un banc. Deux sont derrière un guichet à l’intérieur. Un autre, derrière ces derniers, joue au solitaire sur un ordinateur Et pour finir d’autres policiers traînent sans but apparent.)

On va essayer de retrouver une boutique que j’ai vu lorsque l’on est passé en taxi, pour rejoindre le Nord. Il y avait 2 épaves de Vespa, une devant et une derrière. On trouve, on discute et sympathise avec le gars. Il est jeune et branché vieux véhicules. J’en profite pour lui demander où est l’école de kite  et les kite-surfers. Il ne sait pas trop, il y en a dans le coin mais pas où exactement. Par contre, les moustiques sont nombreux et virulents.

On repart, on va voir la mer où on va se faire bouffer encore.

(Note : Je vais m’apercevoir en rentrant à Paris, en comparant les photos faites au bord de la mer et celles faites au bord de l’eau au Tropicana Resort que nous nous étions posé  à certainement moins de 500 mètres, si ce n’est pas moins, du bungalow d’Alf !)


Puis on va manger en ville, qui n’est vraisemblablement pas plus grande que la rive droite du Grau du Roi et cela sans aucune maison ne dépassant un étage. Tous les rez-de-chaussée sont des commerces et il y plusieurs marchés couverts ou non. Ici, c’est la ville car on y trouve tout absolument tout !

Recherche de l’école de kite-surf indiquée sur la carte, d’après la carte. Cela ne devrait pas être trop dur il n’y a qu’une rue ou route.

(Note : Cela faisait un moment que je voulais y passer mais c’était pas à coté, avec mon entorse qui s’était développée… Et  puis, je gardais le coté Kite comme ultime chance. Maintenant je vais bientôt rentrer, il faut absolument que je ramène une info en France. Je ne peux pas revenir les mains vides.)

On va faire je ne sais combien de fois cette rue /route qui mène a Bantaï. Malgré, les nombreuses tentatives de renseignements aussi bien d’un côté comme de l’autre, il nous sera impossible d’avoir une info précise, ni sur le lieu de l’école, ni où l’on peut trouver des kite-surfers. C’est à croire que tous ces Thaïlandais n’ont jamais vu un cerf-volant, ni une énorme voile autre que celle d’un bateau !

Après un très long moment, par chance dans un bar à filles, un anglais m’explique avec détail comment trouver ce lieu.

 - Il faut retourner vers Thong Sala, sur le coté opposé après le concessionnaire Honda et en face de la grande boutique d’électroménager, tu verras un petit panneau jaune carré, me dit-il.

 Oya met le Honda dans le fossé et se marre. Les autres filles rigolent aussi.

Je prends le guidon énervé. Heureusement il n’ y a pas de dégât.

(Note : Pour moi les Thaïs ont 15ans d’âge mental, ceci dit sans coté péjoratif, mais un coté enfant toujours présent. Ils n’ont aucune notion de la responsabilité et de la logique. Un accident, une blessure est toujours une occasion de rire…Pour nous, c’est peu compréhensible, mais si l’on admet cela, on saisi très nettement leurs réactions.)

Je roule doucement, on trouve enfin. Le petit panneau est du même genre que le panneau australien au Kangourou, il est en hauteur et ne fait pas 40cmx40cm sur une route très large où se battent maisons et cocotiers dans des terrains vagues…Difficile à repérer.

On prend le chemin de terre et l’on voit la mer un peu plus loin.

Une petite bicoque, en dur, est à l’enseigne de cette école. Devant, se tient un couple. Le type est grand, maigre et pas terrible. Il me fit l’effet d’être mou. La nana, je ne me rappelle plus vraiment. Je crois qu’elle était Thaï. Elle est partie aussitôt.

Je m’adresse en anglais au gars, pour lui demander s’il parle français. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai pressenti.

Il me répond en anglais

- Bien Sur !

Je lui dis que je ne suis pas là pour du kite mais que je recherche un ami Français de Montpellier dont je n’ai pas de nouvelle. Il est censé m’attendre et me recevoir

- Je suppose que vous devez connaître. Il se nomme Pascal Agussol.

- Pascal, oui je le connais. Il y a 2 mois que je ne l’ai pas vu.

- Deux Mois ?

- Oui j’étais en congés ailleurs et je suis revenu depuis peu mais je ne l’ai pas revu.

- Et vous savez où il habite ?

- Oui, je crois que c’est un de ses 2 bungalows. Je ne sais pas si ce sont les toits gris ou les toits bleus après. De tout façon, si ce n’est pas le premier, c’est certainement le second.

(Note : Il faut se dire que des questions m’ont traversées l’esprit. Il n’a pas vu Alf depuis deux mois et ne cherche visiblement pas à aller le voir ! Et les bungalows qu’il me désigne du doigt sont tout au plus pour l’un à 50m et 100 /150m pour l’autre. C’est pas loin, c’est quoi ici !

Et il ne sait même pas quel bungalow, donc il ne lui a jamais rendu visite…. Ils sont pires que chez nous par ici…)

(Note : Alf m’avait dit, je n’ai pas d’amis ici. Tu verras les gens sont un peu bizarre. Tu comprendras quand tu les verras…)

(Note : Tout ce que m’avait dit Alf, par mail ou par MSN s’est trouvé être absolument exact. Aussi bien pour les gens, les mentalités, les décors et tout le reste. Il avait donc bien une vue réaliste de son environnement et de plus tous ces éléments que je possédais dans ma tête m’ont été bien utiles !)

Il me conduit jusqu’au bord de plage et me dit si tu veux me voir après, je serais, soit au bar là, sur la plage, soit à ma boutique.

 Je le laisse et nous nous dirigeons sur le 1er groupe de bungalows.

Il y a sur la terrasse du resto tout un tas de nanas Thaï.

 

Instinctivement, connaissant Alf, elles doivent forcément le connaître. Je demande Pascal et elles se retournent presque toutes pour nous montrer du doigt l’autre groupe de bungalows.

Je me dis dans ma tête : Il n’ y a pas de doute, je touche au but. Enfin !

Mais qu’est-ce qu’il va me dire en me voyant ? Va-t-il être surpris ?

(Note : m’aurait-il demandé de lui ramener le restant de ses affaires (Quelques vêtements), son courrier reçu chez moi, et surtout cette bouteille de vin du 34150, que j’ai cherché partout car ce n’est pas le vin de tout le monde…

 je n’avais à aucun moment pensé à une disparition ! Oui, j’ai bien pensé à un accident et donc grave puisqu’il ne pouvait approcher un ordinateur pour répondre).

Oya a dit quelque chose en Thaï à ces filles, mais je crois que c’était la même chose que moi.

On continue à longer la plage.

On franchit le premier bungalow, celui-ci et en dur. Il est sur pilotis. Un gars se repose dans un hamac en dessous. Je lui demande, en anglais, si il connaît mon ami Pascal. Il me dit que non, qu’il n’y a pas longtemps qu’il est ici et me dit d’aller à la réception qu’il me désigne avec son bras tendu.

Et j’entends que l’on nous parle et appelle en même temps. Je ne vois rien. Oya qui est quelques pas  plus loin, me montre d’où cela vient. Je me déplace et j’aperçois sur la terrasse du second bungalow, une fille penchée, les bras tendus sur la rambarde pour nous parler.

Elle me dit en anglais.

-          J’ai entendu. Vous cherchez Pascal ?

-          Oui.

-          Je le connais, je suis désolée mais il y a deux semaines que l’on n’a pas de nouvelle de lui !

Je reste un instant sidéré. Je m’attendais à tout sauf à cela. Oya reste en retrait .La fille descends son escalier et vient vers moi.

On part tous ensemble pour la réception. Il est possible que j’ai « zappé» quelques bribes de la discussion car d’un autre coté même si je poursuivais, j’étais dans un certaine situation soudaine et inattendue. Le temps d’aller à cette minuscule baraque, tout en hauteur comme une tour, j’ai réussi à reprendre un peu de mes esprits.

Je sais qu’elle m’a dit que la propriétaire avait prévenu la Police et que Pascal a laissé toutes ses affaires.

Nous sommes en fin d’après-midi et le temps vire au mauvais. Le ciel se couvre.

Arrivés à l’accueil, la fille me présente May une Birmane qui s’occupe de la réception, elle est jolie, féminine et habillée rigolo avec un petit chapeau.

La fille qui est anglaise joue l’interprète, car May parle le parle un peu mais, comme les Thaïs avec un accent pas forcément évident à saisir. 

L’anglaise repart et May m’explique quand elle ne parle pas avec Oya, en me montrant un calendrier que Pascal aurait disparu le 4 juillet. Elle me désigne le chiffre 4 d’une pendulette, sur le petit bureau. Ceci, pour me dire qu’elle l’aurait vu faire du kite, vers 16h et que le temps était mauvais (Bad weather). Puis elle serait partie. Quand, elle serait revenue à 18heures, elle ne l’aurait plus vu. Elle l’aurait cherché des yeux. Tout ceci évidement accompagné de la gestuelle qui ne laisse pas de doute sur la traduction que j’en fait. Les gestes et les paroles vont bien ensemble. Elle ne l’a plus vu.

     

(Note : je n’ai pensé à lui demandé s’il elle l’avait vu partir et lui avait parlé avant. Ou s’il elle l’avait vu au loin sur l’eau reconnaissant ses voiles… Dans mon idée sur le moment, j’ai pensé qu’elle le voyait de loin car la question ne m’est pas venue. Peut-être avait-elle fait le même geste que pour son retour ou là, je crois bien m’en souvenir, elle aurait mis sa main à plat au-dessus de ses yeux. Et puis, ils se seraient dit quelque chose et donc me l’aurait rapporté. Surtout, que logiquement, vu ses propos, elle l’aurait averti du mauvais temps et aurait forcément répondu quelque chose.)

(Note : Il faut comprendre que je suis un peu dépassé, je parle suffisamment d’anglais pour me faire comprendre à peu près n’importe où en Europe, aidé des racines latines ou d’allemand. Là, je ne trouve pas de repère et ils ont accent très prononcé, sans compter qu’il y a des syllabes auxquelles ils sont totalement hermétiques. Ce qui fait que walk se transforme wok, talking en tokine et take care veut dire garder. C’est loin d’être évident !)

On parle, elle me dit qu’elle voyait souvent Pascal qu’il travaillait souvent sur son ordinateur et qu’elle s’asseyait à coté pour qu’il lui apprenne mieux l’anglais et aussi l’écrire. Elle me dit qu’ils étaient très proches. Tout d’un coup je réalise May, c’est la Birmane des photos. Celle qui fait le ménage, m’avait-il dit. Pas évident de la reconnaître, elle a vraiment changé de look.


(Note : Il m’avait dit dans un mail que c’était la mieux mais qu’on ne touchait pas. C’ est une Birmane et elles ne sont pas comme les Thaïlandaises…)

Elle me dit qu’ils étaient un peu comme frère & sœur. Je souris, je sais qu’elle plaisait à Alf et elle doit le lire dans mes yeux. Son regard devient furieux et elle me fusille du regard en me répétant « Brother and sister ». Je réponds :

-          Oui, oui j’ai bien compris frère & sœur. Je ne me pose pas plus de question.

(Note : Je fus surpris par cette réaction aussi vive et imprévisible. Ils ont une grande susceptibilité malgré leur calme apparent. Ils peuvent changer du tout au tout. Il faut dire que  quelques jours auparavant, j’avais eu une embrouille avec Oya qui était devenu folle de colère et m’avait menacé d’un couteau. J’avais trouvé cette susceptibilité surprenante. Elles ont le sang chaud, ici. Mais je l’ai vite désarmé et montré qui était le plus fort. Ce qui l’a fait redescendre de sa colère mais elle était décidé à partir le lendemain matin. Ce qu’elle ne fit pas et un peu plus tard dans la matinée, on eu la chance de rencontrer une Thaï qui a gentiment & correctement bien traduit. Ainsi,  je me suis aperçu qu’elle s’était fait un film et aussi, qu’ils nous croient riche comme Crésus. Tout de suite elle m’a fait des excuses et à baisser la tête, devant tous les gens.)

L’anglaise revient et m’explique la situation qui ne se contredit pas avec ce que j’ai compris. Ils ont du rendre le cyclo d’Alf. Elle me dit que la Police a pris les affaires de Pascal.

Elle repart et revient sous un début de pluie que ses yeux accompagnent de légères larmes.

Une femme assez âgée l’accompagne, je n’ai pas compris qui elle était et ne dit pas grand-chose, ni ne restera longtemps.

Nous sommes cinq puis quatre dans une pièce qui doit faire 2,50x2,50, May reçoit un autre coup de fil. C’est un homme qui parle anglais au ton très précis. Je crois qu’il s’agit d’un policier chargé de l’affaire, car je n’arrive pas à avoir de renseignement. Elle me le passe mais je ne comprends pas grand-chose, je le lui refile pour qu’elle me traduise après. Au fur et à mesure de la discussion, elle répète toujours : Yes, I understand et ses larmes grossissent.

Elle raccroche, elle est presque en sanglots et me dit qu’il y a un dossier au consulat dont elle me donne un numéro de téléphone. C’est Mme D. S….. que je dois contacter. Seulement il est plus de 17h et il est trop tard pour aujourd’hui. Je ferais cela demain matin à la  première heure qui est définie pou 8h30. Je ne sais plus qui m’a dit qu’ils ont enfin envoyé un mail au consulat qu’à partir du moment où le propriétaire du cyclo de Pascal et venu réclamé son dû. Celui n’ayant pas de nouvelles de sa location est venu aux nouvelles et ne pouvant être payé a récupérer le cyclomoteur.

L’anglaise me laisse ses coordonnées Internet et elle s’appelle Nicci. Elle rentre chez elle.

(Note : Son bungalow comme les autres sont construits en épi en direction de la mer, ce qui lui donne la vue directement sur celui de Pascal.)

On repart

Je prends des photos du resort, du bungalow d’Alf que je reconnais. Ceci grâce cette photo de May, envoyée par Alf. Et j’en fais de la mer avec ce « Bad Weather », qui tombe  en ce moment.

(Note : J’ai tout de suite ressenti qu’à cet endroit la mer pouvait être mauvaise. On voit l’île de Koh Samui en face et j’imagine que cela doit être très vite bien profond. J’ai vu très nettement, après la barrière de corail, le courant filant entre les deux îles. J’adore la mer et je ne l’a craint absolument pas mais j’avoue que si je peux m’amuser, en nageant, dans les vagues et courants de Biarritz, comme dans les tempêtes de Méditerranée. Là à cet endroit je n’ y serais même pas allé pour y faire un plouf. Je ne la sentais pas du tout. Donc ceci pour dire que la thèse de la disparition en ayant vu la mer au bon endroit et deux tempêtes, me paraissait tout à fait probable et que je la prenais pour argent comptant.)

Toutes ces photos seront pour sa famille, qu’il va falloir prévenir je suppose. Car si je ne suis pas au courant, alors que j’avais rendez-vous, j’imagine que personne d’autre en France ne peut l’être.

Il faut se dépêcher, d’énormes nuages arrivent, le temps s’assombrit rapidement et vu l’état des routes par temps sec, je n’ai pas envie de me ramasser dans un accident dû à un gros trou en plein milieu de la chaussée. Car quand il ne pleut pas on les voit et ce n’est pas facile de les éviter tellement il y en a. Alors si il pleut, je n’ose imaginer.

On repasse devant le filles du précèdent bungalow et nous demandent si on l’a trouvé, ou quelque chose du genre. Je leur dis qu’il aurait disparu en mer en faisant du kite il y a 2 semaines. Elles sont à l’écoute et Oya leur parle et semble bien traduire ces propos car je le lis sur leurs visages. Elles ont l’air navrées et surprises mais sans éclat. Je trouve leur réaction plutôt calme et distante. Mais bon, ce n’est pas la même culture. Mais je ne connais pas leur rapport avec Pascal.

Je dis à Oya de rejoindre le cyclo et que moi je vais voir au bar sur la plage si le gars est là. Non, alors je retourne à sa maisonnette. Tout est fermé, il est à l’intérieur. Il sort.

(Note : Les propos de cette discussion comme les autres sont à peu près pour les mots mais l’idée et le ton restent intacts. C’est ainsi que je m’en souviens et c’est fidèle à la sensation.)

-Et alors, tu l’as trouvé ?

-Non, il a disparu il y a deux semaines, le 4 Juillet exactement. Il aurait disparu en mer en faisant du kite par mauvais temps. La police est au courant et il y a un dossier au consulat.

9h00 Rappel, c’est bon j’ai Mme D. S…. à l’appareil. Je confirme la disparition de Pascal car en Thaïlande, les gens disparaissent et réapparaissent sans logique me fait-elle comprendre. Donc l’e-mail envoyé, par les gens du resort, est resté en suspend. J’ai du affirmer et confirmer par le fait qu’on avait rendez-vous et que je lui ramenait des affaires personnelles (Du courrier, des vêtements et une bouteille de vin qu’il m’avait réclamée) pour prouver ainsi qu’il n’aurait pu partir pour quelque part sans laisser d’informations. Et que surtout en aucun cas, il ne serait parti sans son ordinateur portable. Tout, mais pas ça !

Mme D. S…. me comprend et accepte mon témoignage et que donc, elle va prévenir les autorités et faire lancer des recherches.

Elle me dit aussi que les affaires de Pascal doivent être à la Police. Car, lui ai-je dit, que j’avais besoin de son ordi pour trouver ses contacts. Elle n’y voit aucun inconvénient mais pense que j’aurais de la chance si la police me laisse faire. Elle ne pourra pas intervenir auprès d’eux.

 

Elle me confirme mes impressions sur le mode de vie de la Thaïlande. Ici, il faut être cool. Les Thaïlandais sont cools, cools trop cools, me dit-elle et qu’elle a renoncé à les comprendre. Ils ne s’intéressent absolument pas aux étrangers, sauf à leur argent.

Nous garderons le contact par e-mail et dès que j’ai les coordonnées des parents de Pascal, je le lui fournirai.

Et si je trouve quelque chose via l’ordi que je n’hésite pas à le lui faire connaître.

Après le repas de midi, on a loué le même cyclo qu’hier et l’on retourne à Thong Sala. On va directement au Tropicana Resort. Seul un jardinier est là et nous dit d’attendre, May doit arriver. On va au bord de l’eau. La marée est basse il n’y a pas d’eau jusqu’à la barrière de corail. Je vois toujours ce fort courant qui part au loin.

May arrive toute souriante et je tente de lui faire comprendre que je désire voir l’ordinateur de Pascal et elle nous envoie à la police.

On y file,  un officier qui parle un peu anglais nous reçoit dehors autour d’une table ronde en pierre et sous un arbre. Il lit un journal qu’il plie, quand il consent à nous parler. Il nous dit que les affaires ne sont pas à la Police et je sens qu’il va être dur de ne pas s’énerver. Et de resté cool… Je prends son talkie walkie posé sur la table pour empêcher la 1ère page de se courber continuellement sous le vent. Je ne sais s’il a capté mon geste, mais cela m’énervait trop.

Voyons, l’ambassade me dit que les affaires doivent être ici et May aussi. Hier c’était l’anglaise et lui me dit que non. Où est cet ordinateur que j’ai besoin de consulter.

Je passe le relais à Oya qui visiblement se fait comprendre et il lui confirme la même chose apparemment.

Un autre policier arrive. Il a entre ses mains le fax qui concerne la demande de recherche d’Alf. Il le lit. Le premier compare la copie du passeport avec ma carte d’identité. Il traîne et finit par me la rendre. Ouf ! J’ai été inquiet pendant un moment car non seulement de ressembler à un flic espagnol, il a de nombreuses décorations sur sa poitrine en tissus cousus. Il porte de lunettes à la Roger Giquel et pour finir une moustache…Le cliché absolu du type a ne pas se frotter.

Je le relance et lui demande s’il veut bien téléphoner au Resort avec l’appareil  d’Oya, afin de m’aider. Je reste cool. Je lui explique bien que j’ai besoin de voir cet ordinateur pour trouver les contacts de sa famille et ainsi les prévenir une fois en France. C’est très important. Il est d’accord et Oya lui passe son mobile. Je lui donne la carte du Tropicana, il est coopérant. Il compose le numéro et je pense qu’il a dû avoir May au bout du fil.

Il s’explique avec la personne d’un ton uniforme. Puis il raccroche en regardant le téléphone, il le rend à Oya et ne laisse toujours pas transparaître ses sentiments. Il me regarde et me dit :

-          OK et m’explique toujours l’air sûr et presque sévère, que les affaires sont chez la proprio du bungalows. Il nous faut retourner au resort et on va nous expliquer. 

Bon, c’est ainsi, j’espère que cela va s’arrêter là.

Je le remercie à la façon Thaï et dans sa langue. Il me regarde et son visage s’illumine d’un grand sourire. Puis, il regarde son collègue, lâche le stylo qu’il n’arrêtait pas de faire faire demi-tour en de le faire taper contre la table à chaque demi-tour. Ceci, durant toute la conversation…. Et là, il me tend la main et je le lui la serre. Il me souhaite bonne chance .Il sourit à Oya et son collègue nous sourit aussi.

On repart sur le Tropicana. May nous attendait. Elle ne ferme rien, rejoint son cyclo et l’enfourche. On en fait de même, elle démarre et on la suit. Oya me fait comprendre que c’est en ville que ça se passe.

On arrive  au centre ville, dans cette petite rue où il  trouve tant de commerçants. Elle s’arrête devant une large boutique grande ouverte, sur la rue, comme toutes les autres. Elle y entre. On fait de même, il y a une femme qui nous accueille à son comptoir et c’est la même qu’hier qui n’avait pratiquement rien dit au bungalow. Donc, elle est la proprio du resort alors ! Elle et May nous emmènent au fond de la grande boutique où se trouve un coin appartement avec canapé, TV etc.…

May monte un escalier et la femme nous installe une table devant le canapé où Oya s’installe. May redescend avec un sac à dos en mauvais état. Elle l’ouvre et en sort l’ordi qu’elle pose sur la table, sort le transfo et d’autres accessoires dont je n’ai pas besoin. Visiblement elle a l’air de bien reconnaître les différentes pièces indispensables de l’ordi de Pascal. Elle rigole et Oya aussi. Je branche l’ordi, l’ouvre et tout de suite un message s’inscrit sur l’écran noir.

Je ne rappelle plus exactement des deux phrases mais c’était du genre

Error IDE

Password :

Je fais trois essais à tout hasard dont un avec le prénom de May. Car quand Alf me faisait un mot de passe, je sais sur quoi il allait l’axer, à moins que je ne lui ai demandé  quelque chose de spécifique…

Bon cela n’a pas marché. Je le referme prend une photo pour prouver que je l’ai bien vu.

May sort un téléphone portable du sac. Un Nokia je crois. C’est une bonne idée !

Je lui demande de l’allumer car je ne suis pas doué pour ces objets. Ils m’énervent rien qu’à les voir.

Elle et Oya s’y affaire toutes les deux. Elles vont réussir à l’allumer et on va regarder son agenda.

C’est incroyable, c’est blindé. Il y a que des prénoms sans repère, mis à part quelques uns et aussi tant de nanas. J’y retrouve 2 des mes anciens numéros, qui n’ont plus lieu depuis des années. Ainsi que ceux de mon ancien  et nouveau portable. .  J’y vois des prénoms de gens que je reconnais, que j’ai connus.

Comme mon copain A….. de Sète. Ainsi que le boss d’une casse informatique,  ayant aussi travaillé là, pour Alf et lui. En dernier, je repère, celui de son fils dont Pascal me parlait de temps en temps, à propos de Cerfs-volants.

Je les note car ces numéros pourraient m’aider éventuellement. Je ne connais pas les prénoms de frères et sœur, donc j’arrête cet agenda qui n’en finit plus et où il s’y difficile de reconnaître quelqu’un. Je vais m’arrêter à la lettre D. Mais je vais noter qu’il y a une liste composée de Carton 1, carton 2 ainsi de suite au moins jusqu’ à carton 40. Je suppose que ce sont ses cartons de déménagement. Il faudra que je n’oublie pas d’en parler à ses parents.

Je replie tout et remet cela dans le sac aidé de May.

On s’en va en les remerciant, tout se passe toujours dans la bonne humeur avec rires, sourires et politesse. Oya a faim comme d’habitude et je l’accompagne dans une « resto » Thaï en face. J’ai toujours ma cheville qui me fait mal et se trouve toujours bien enflée.

SAMEDI 22 JUILLET 2006

Rentrés à Chaweng sur l’île de Koh Samui, nous passons au bar de Pierre. J’envoie un mail à ma concierge en lui racontant mon histoire

Ensuite, Oya est rejointe par sa sœur et l’on se prépare.

Sur les recommandations de leur mère, (Ceci fait par téléphone car elle vit dans le nord de la Thaïlande), qui apparemment aurait « vu » quelque chose sur  Pascal, il fallait aller sans faute aller prier Bouddha. Ce serait important !

(Note : J’ai essayer d’en savoir plus mais pas de réponse à part « Accident ».)

On part à trois sur le cyclo, c’est la sœur qui conduit.

On achète des présents dans une boutique spécialisée pour le bouddhisme.

Ensuite on file dans un enclos religieux.

 Là nous sommes reçu par un Bonze assis sur son canapé dans sa toge orange.

 Il y a deux tables basses une devant nous où une grande statuette de Buddah dorée se tient et devant laquelle, nous devons prier trois fois avant de nous adresser au personnage.

 Ceci fait, nous pivotons et entre lui et nous, se trouve la seconde table basse.

Elle est recouverte de statuettes, bougies et offrandes aux quelles nous rajoutons la nôtre.

Elles lui parlent, il me regarde et me dit

-          You, Number one et il me sourit

Il parle de nouveau avec elles et médite. Nous devons aller dehors avec un bol d’eau qu’il nous faut verser doucement aux racines d’un arbre en pensant et priant à mon cher ami Pascal.

J’avoue que d’ordinaire, je n’aurais jamais accepté ce genre de choses.

Mais là, il existe, peut-être, un rapport entre la vie et la mort. Et qui mieux que Bouddha pourrait conduire Alf…Je me dis que je suis en Asie et non en Europe, alors je prie et souhaite.

On revient chez le notre Bonze et on allume de l’encens. Puis on refait, courbés jusqu’au sol, les trois prières nécessaires.

Pour finir, il nous asperge de gouttes d’eau afin de compléter la cérémonie.

On le laisse et il nous sourit à nouveau.

Maintenant on repart  en cyclo et l’on file au Big Buddah. C’est une  immense statue en haut dans un grand escalier qui domine tout le coin. Nous refaisons les  trois prières, après nous être déchaussés, avant d’atteindre le parvis de cette gigantesque représentation.


Ensuite, nous allons faire le tour de ce parvis en suivant les colonnes. Nous frapperons, tour à tour, chacune des cloches. Elles en premier et moi pour finir. Ceci clôturera le rituel.

De retour au bar, je retrouverai Pierre. Il va me demander si j’ai retrouvé mon ami. Et je vais lui répondre oui et non.

Je vais lui raconter mon histoire. Lui, réagit plus normalement. Il m’a dit que je me suis bien débrouillé car il était persuadé que je n’aurais rien trouvé. Il est désolé et me dit qu’il ne comprend pas qu’il soit parti tout seul en mer par mauvais temps.

En tout cas, pour lui, c’est une sale histoire.

Je vais lui donner la fameuse bouteille de vin que je me trimballe depuis Paris et qui prends un sacré volume dans mon sac.

Il n’aura qu’a la boire en pensant à mon ami…

Je vais me doucher en haut et me préparer dans la chambre d'Oya et sa sœur.

Le retour va être long avec trois avions à la suite.

Le soir même je prendrais mon avion de retour pour Bangkok sous un violent orage. Celui-ci, va décaler les horaires de départ. Heureusement, seuls les deux vols précédents sont retardés. La tempête souffle fort et je n’ai que deux heures entre mon arrivée et mon départ de Bangkok. Cela se présente très mal. Curieusement un avion atterri aussitôt après le précédent e l’on nous appelle alors qu’il n’est pas l’heure de départ. On part en même temps que les autres mais dans un avion du Cambodge. On va même du coup décoller avant eux. Ils ont du anticiper et détourner un avion vide dans le coin… Incroyable ! Mais, il faut reconnaître, que  les infrastructures de l’aéroport sont les seules que j’ai trouvées de biens !

Maintenant, il va me falloir trouver les coordonnées de son frère ou de ses parents. Leur annoncer ainsi qu’à mon père , cette histoire de dingues. Comment cela va-t-il se passer ? Comment vais-je faire ? Et comment vont-ils tous réagir ?

Le retour se passera parfaitement.

DIMANCHE 23 JUILLET 2006

Arrivé à la maison, la concierge me donne mon courrier et je lui explique mon message.

Puis c’est au tour de mon père, qui dit, et il n’a pas tort que Pascal à toujours été téméraire. Sans vraiment prendre conscience du danger.  Il est perturbé.

Dans mon courrier, il y a une lettre d’Olivier Agussol, avec une adresse. C’est un document à remettre à Alf. Il est arrivé trop tard.

Je contacte les renseignements et je finis pas avoir un numéro de téléphone correspondant à cette adresse.

Je tombe sur un répondeur et je laisse un message de me contacter urgemment.

Je soigne toujours mon entorse

LUNDI 24 JUILLET 2006

Reprise du travail

Pas de nouvelle du frère.

MARDI 25 JUILLET 2006

Je vais noter dans les pages jaunes du Net, tous les Agussol du Gard, car il me semblait bien qu’Alf m’avait dit que ses parents étaient là-bas et tous ceux de l’Hérault.

Toujours pas de nouvelle d’Olivier alors je réessaye mais c’est toujours le répondeur.

Le soir, je vais appeler un par un, tous ces numéros jusqu’au 6 ou 7ème qui sera enfin le bon.

                              FIN

mardi, septembre 30 2008

Avis de recherche

Je recherche toute personne ayant pu voir mon frère, Pascal AGUSSOL, qui a disparu le 4 juillet à 16h. Il a été aperçu la dernière fois sur la plage du "Tropicana resort " alors qu'il partait pour pratiquer le kite. Il était sur Koh Phangan depuis plusieurs mois et je suis preneur de toute information permettant de comprendre cette disparition.

samedi, janvier 5 2008

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Blog privé réservé à la famille et aux amis de Pascal

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jeudi, septembre 28 2006

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