Deuxième voyage
POUR REVOIR OYA
ET LE MALIBU BUNGALOW
OU ENFIN PROFITER DE MES VACANCES
… Et la découverte d’une autre possibilité de disparition
de Pascal AGUSSOL
Par Dominique BARTHES
MARDI 08 AOUT 2006
Départ pour Bangkok via Istanbul.
Puis Koh Samui à la suite.
MERCREDI 09 AOUT 2006
19h45 arrivée Koh Samui. Oya n’est pas là et je retombe sur la même fille au taxi que la précédente fois, elle me reconnaît et rigole.Je crois rêver, cela ne va pas recommencer.Non, Oya apparaît enfin. On part à son bar.
Pierre est là, qui justement boit un verre de vin de la bouteille que je lui ai laissée.
Tout est pour me rappeler mon 1er voyage…Pierre est toujours surpris par cette histoire, me dit-il. Et il en parle avec un client.
Il me dit de voir si je peux récupérer les affaires importantes.
Je sais, c’est éventuellement prévu et convenu avec sa famille.
VENDREDI 11 AOUT 2006
Arrivée au Malibu Bungalow.
SAMEDI 12 AOUT 2006
On file à Thong Sala. La route est encore plus défoncée. On arrive directement à la boutique de la proprio. May est là.
Elles sont contentes de nous voir. Elles nous accueillent . La femme me dit d’attendre car elle doit appeler quelqu’un.
J’ai un homme au téléphone qui parle anglais. Je crois reconnaître celui de la dernière fois.
Il est, en réalité, le propriétaire du resort et il se trouve sur l’île de Koh Tao où il en a un autre.
Enfin de compte la femme n’est que la gérante. Cela se précise enfin.
Et la femme me montre les affaires d’Alf, entièrement cette fois ci.
J’y vois
- Un sac de voyage noir.
- Le sac à dos contenant l’ordinateur portable, avec le matos.
- Un gros sac comme ceux de Tati.
- CB
- Passeport
- Chéquier
- Livret et CB sur une banque de Thaïlande avec apparemment 8000baths dessus
- Un papier avec des phrases pour entrée en matière avec les nanas. Oya & May rigolent en m’entendant dire ses phrases en Thaï. May me me fait bien comprendre, je ne sais plus par quel moyen, qu’il était un habitué. Elle avait rassemblé tous les documents importants
en ensembles,CB,Chéquier,livret etc…)dans une poche du sac à ordinateur. Elle me précise qu’il y a encore un kite-surf au resort.
P Pascal doit encore 8000baths, pour un mois de loyer non payé et 2300baths pour le cyclo qui n’a pas été payé non plus. On laisse la femme
avec la promesse qu’on lui donnera des infos sur la suite.
Ceci, une fois que j’aurais envoyé un e-mail à la famille de Pascal. On part et May nous précède. Arrivé au resort, nous nous dirigeons vers
l l ’accueil. May me montre, dans un renfoncement, la grande housse sombre du kite-surf.Je l’ouvre. J’y vois une voile, une pompe, (je le suppose) et un tuyau jaune. Une planche de kite plutôt rectangulaire comme celle qu’il m’avait fait essayer en me tirant derrière
le zodiac. Je la vois sombre mais je n’ai pu ouvrir en grand, ni déballer car il n’y a toujours pas de place ici. Je ne m’ attarde pas.
Je je dois repérer le volume des affaires, pour ses parents et non le contenu.Il y a un autre grand sac type Tati .
J ’en ai assez vu pour donner des infos et l’on s’en va.
Message via le Net à la famille, pour les informer du volume de toutes ces affaires et aussi les prévenir qu’il y a des dettes que je peux
éventuellement régler pour eux.
(Note : Plus tard, je vais réaliser que ce kite n’était pas à cet endroit, lors de mon 1er passage.
Il y a avait une chaise en plastique blanc où je m’étais assis. Et c’est là aussi, où se trouvent les toilettes. Hors, j’y avais été.
Où était ce monstre avant, alors ?)
(Note : Quelque chose m’intrigue. Je n’ai pas vu de portefeuille. Je suis à peu près certain qu’il en avait un à Paris.
Je le vois en train de payer avec au Chartier. Voyons, il n’y a pas de carte d’identité non plus.
Peut-être, était-elle dans son portefeuille comme moi. On ne va pas faire du kite avec son portefeuille. Cela ne colle pas.)
MARDI 15 AOUT 2006
Lecture de l’e-mail d’Olivier, qui après discussion avec ses parents, me demande,
si il est possible de récupérer la CB et le chéquier français. De régler les dettes et pour le kite soit de le vendre pas cher
ou même faute de mieux de le donner. Car ils ne comptent pas le ramener.
Le reste passera par l’ambassade comme le proposait le propriétaire, qui pouvait les emmener à Bangkok.
Car il y va au moins une fois par moi. A coté de moi, dans cette maison, où ne se trouvent que des ordinateurs, il y a une fille néo-zélandaise,
du Malibu Bungalow.
J’avais discuté avec elle, le midi et je savais qu’elle repartait ce soir.
Je lui demande, à tout hasard, si elle ne connaîtrait pas quelqu’un, qu’un kite pourrait intéresser.
Elle me dit que non, mais qu’elle a vu un panneau d’une école sur la route avant le Malibu.
Peut-être que l’on pourra me renseigner. Donc, avant le Malibu, c’est pour cela que je ne l’ai jamais vu.
Nous n’allons jamais dans cette direction.
Je la remercie.Nous repassons au Bungalow et en fin d’après-midi, entre deux pluies nous iront voir ce panneau.
On le trouve mais c’est une publicité de l’école de kite de Thong Sala, au type mou.
Il y a numéro de téléphone. Je me sers du mobile d’Oya et j’appelle.
Je laisse un message, à tout hasard.
(Note : Je n’aurais apparemment aucun rappel…)
En revenant, je vois à peine un peu en revenant, un panneau rouge publicitaire.
Il y est écrit. Le Flambée Restaurant French Food 100m. Je me dis que ce sera bien de manger de la viande.
On cherche des yeux et en marchant mais on ne trouve pas. Alors on retourne au panneau. Je téléphone aussi.
Je tombe sur un gars qui m’explique que le restaurant n’existe plus vraiment. Il travaille dans l’alimentaire et cela lui accapare tout son temps. Dorénavant quand quelqu’un le contacte, ils se donnent rendez-vous le lendemain voire quelques jours plus tard. Puis, cela se fait autour d’un barbecue, le plus simplement du monde me dit-il.
Il se présente sous le prénom de Niki (J’ignore l’orthographe exacte) et me demande de le rappeler demain afin de voir si l’on peut déjeuner ensemble.
Demain, il sera sur Chaloklum comme nous.
Ok et je raccroche.
Une fois revenu au bungalow, j’ai réalisé qu’il parlait Français et qu’il est en place. Du coup, il doit connaître du monde et pourrait peut-être m’aider à vendre ce kite.
Je le rappelle.
Je lui dis que j’ai un ami Français, de Montpellier, qui vivait à Thong Sala, et qui a disparu en mer en juillet. Sa famille m’a demandé de vendre son kite restant.
Il me dit d’entrée :
- Pascal !
Je lui dis : Oui, vous le connaissiez.
- Il a fait mon site mais il a planté. Ainsi que celui d’un ami.
- Je n’ai plus de nouvelle.
Je lui explique mon histoire et une fois celle-ci finie. Il me dit que pour lui il s’agit d’un règlement de comptes.
Je lui demande de s’expliquer.
Ce serait passé le 3 juillet.
Et il me raconte une histoire, comme quoi, Pascal aurait été dans un restaurant, l’Embuscade.
Même le nom…me suis-je dit dans ma tête.
C’est celui de son ami à Thong Sala, dont le site est aussi planté. Il aurait commandé un steak tartare.
Cela me choque d’entendre ce mot ici. C’est un plat que l’on mangeait tous les deux au Chartier à Paris.
Ce mot résonne dans ma tête. Il est si précis, si typé, si authentique d’Alf. Il ne laisse aucun doute sur la personne. Et il est aussi très accrocheur… Cela m’intrigue énormément.
On aurait pu m’en sortir des plats. Tous auraient été insignifiants ou presque, mais celui-là….
Cela ne me plait pas et j’écoute pour trouver une faille, mais rien. Tout tient debout.
Ce serait une fille Thaï qui l’aurait désigné du doigt. Il aurait eu une embrouille avec celle-ci. Elle aurait fait cet acte, en passant en cyclo, avec un gars qui conduisait.
Il a disparu à la suite de cela et ils ne l’auraient plus jamais revu et évidemment, de ce fait, il n’aurait jamais mangé son steak tartare.
Il ne croit pas à mon histoire de kite et n’en a jamais entendu parlé.
Pour lui, comme pour la communauté Française d’ici, il a disparu dans des circonstances très étranges et ils pensent que c’est dû à l’embrouille avec la nana.
(Note : La communauté française. Je ne sais combien, ils sont. Ni si ils se côtoient fréquemment.)
Je lui dis aussi que j’ai prévenu un resort, dont Alf avait commencé le site. Je l’ai su par la gérante car elle m’a donné un papier de vaxter.com. Puisqu’ il ne le finira pas.
Il me dit que c’est bien que j’ai diffusé cette histoire.
Et aussi, qu’il est important que l’on se voie.
- Oui, il est très important que l’on se voie.
Il me confirme de le rappeler demain vers 10h et l’on prendra le petit déjeuner ensemble.
On se quitte et je reste sur cette nouvelle histoire.
Steak tartare, cela ne passe pas du tout. C’est tellement précis, tellement décalé par rapport à l’endroit pour ce plat typiquement parisien. Et peut-être, comment vous expliquer, la chose que l’on partageait le plus. On mangeait régulièrement cela, lorsqu’on était ensemble. Cela ne passe pas, mais je fais abstraction on en saura plus demain.
Oya me demande quoi ? Et je lui explique en gros.
Puis on retourne sur sa leçon d’alphabet que je m’efforce de lui apprendre. Cela me change les idées.
Je ne dirai rien de cette histoire mais Oya en parlera à John et aux autres du Malibu lors du repas. Par contre, John est intéressé par le kite.
MERCREDI 16 AOUT 2006
10h, je téléphone. Il nous attend. Sa maison est un peu plus loin sur la même plage. Donc on la longe et on le trouve dehors.
Il n’est pas grand, plutôt maigrichon et typé. Il me fait pensé à un juif.
On entre dans sa maison. Elle est composée d’une grande pièce quasiment vide de meuble et d’une autre petite pièce, d’où il ramènera le café.
(Note : j’ai trouvé très étrange de louer une maison aussi grande pour qu’elle soit aussi vide. Mais était-ce le restaurant d’autrefois ?)
Il y a une petite table basse, avec un peu de fourbi. On s’assoit par terre et il nous sert.
Puis, il recommence son récit dans les mêmes propos. En me disant qu’il va me donner les coordonnées de son copain qui tient le resto et que je pourrais aller le voir afin qu’il me le raconte lui-même. Son histoire, il l’a connaît par cœur.
Par rapport à la 1ère histoire, il me dit que le jour de la disparition de Pascal, il faisait beau et pas de vent.
Et que 16h c’est tard pour faire du kite alors que vers 19h la nuit est là.
Je lui demande, s’il sait où habitait Alf et me répond que non.
Par contre il a été sur vaxter.com et s’est aperçu que rien ne bougeait. Il me précise bien que ici, les gens craignent les embrouilles avec la mafia du coin.
Que je dois comprendre que par rapport à là où il vit, il serait vite en danger. Ils suffisent qu’ils débarquent un soir et personne n’en saurait rien. La jungle est juste là, un peu plus loin, après la route.
A un moment il m’a dit :
- Je savais que tu devais venir.
Il n’aime pas Mme Da Silva (secrétariat ambassade Bangkok) Pour lui, elle ne s’intéresse qu’à l’argent.
Cet entretien est secret me dit-il. Je dois ne la raconter qu’aux parents.
Il me raconte cette histoire mais il ne m’a jamais vu. Il ne me connaît pas etc.….
Je lui fais remarquer que si il ne témoigne pas et que son copain du resto aussi, je ne vois pas comment je vais pouvoir ramener cette histoire à la famille de Pascal en étant quelque peu crédible. C’est bien gentil de me raconter ça mais si je ne peux rien faire…
Il me dit que pour son ami, ce n’est pas pareil. Lui, il a un restaurant. Il est connu et ne peut disparaître comme cela. Il y a longtemps qu’il est installé et vit avec une Thaï. Alors, si la police vient faire un tour chez lui et pose quelques questions, cela ne devrait pas trop lui nuire Tandis que pour moi me dit-il, cela m’amènerait des gros problèmes.
Bon ok, je ne dirais rien tant que je ne serais pas rentré en France.
Ce qui serait bien, me dit-il, c’est que ce soit la Police Scientifique de Bangkok qui fasse une enquête. Ils ont des moyens et sont autonomes. La police d’ici n’est pas terrible.
Il me donne le téléphone de son copain qui se prénomme Philippe.
Puis, Il me dit d’y aller vers 16h, car il y est toujours à cette heure là. Il m’en fait une description approximative.
Enfin, il me dit de l’expliquer à Oya. Je lui signale qu’elle est gentille et qu’elle m’a beaucoup aidé. Et avec sa sœur, elles m’ont emmené prier Buddha pour Alf.
Mais comme il parle Thaï, je lui demande de le faire lui-même.
Elle l’écoute et semble bien d’accord. Elle me regarde et je lui fais OK.
Elle me répond OK, sans aucune réaction.
(Note : Je ne me suis pas expliqué, pourquoi craignant des représailles, il m’ait donné rendez-vous chez lui. Ni pourquoi ne me l’a-t-il pas dit au téléphone, le jour précédent, afin que je vienne seul. Et, au cas où il n’y aurait pas pensé la veille, il aurait pu le faire ce matin même car je lui ai bien dit que je venais avec une copine Thaï.)
Pourtant, cette histoire est plus plausible que la précédente.
On repart et curieusement Oya veut repartir par la route. Elle dit que le soleil la gène.
Alors, on prend le chemin de terre qui nous y conduit.
Etrangement, à un moment, elle va me demander tranquillement le nom de « My friend ».
Je répondrai à coté.
14h, je loue un cyclo et l’on file sur Thong Sala. Oya conduit.
Arrivés à la ville, nous recherchons une pharmacie pour la conjonctivite d’Oya.
En nous arrêtant, pour nous renseigner, nous nous retrouvons juste en face du fameux restaurant « L’embuscade ». J’y vois un homme en sortir qui ressemble beaucoup à la description de notre informateur.
Je change mon fusil d’épaule. Nous n’attendrons pas 16h et je traverse la large rue. Il allait enfourcher son cyclo et je l’interrompe, en lui demandant s’il est Philippe.
Il me répond que oui.
Je me présente et lui dit que j’ai eu ses coordonnées par Niki. Que je suis un très bon ami de Pascal qui a disparu.
Je lui demande :
- Niki, ne vous a pas prévenu de ma venue ? Il ne vous a pas appelé ?
- Non, me répond –t-il.
Cela me surprend, ce n’est pas rien tout de même !
On rentre dans son restaurant qui est grand ouvert sur deux angles. Il y a un petit comptoir, 4 ou 5 tables, une télé et au fond, la cuisine dans une autre pièce. C’est petit et tranquille.
Je lui montre son numéro de téléphone que j’ai eu par Niki.
Il n’y a personne, à part sa copine qui reste plantée devant la TV.
Puis, il me raconte son histoire, semblant très distant de toutes sensations. Il était dans un autre resto/bar, un peu plus loin, pour prendre un verre. Car il ne peut le faire chez lui. Sa copine n’aime pas qu’il boive de l’alcool.
Alors, en fin de matinée, sous de faux prétextes, il va prendre son petit apéro pendant un quart d’heure maxi.
Mais c’était quel jour ? Le 3 juillet ?
- Je ne me rappelle plus vraiment.
(Tiens, l’un est formel pas l’autre…)
Ce matin là, il serait tombé sur Pascal qui était en forte discussion avec une fille Thaï. (Fille que l’on emmène pour la nuit.). Il aurait entendu quelques bribes de conversation, comme quoi, il lui aurait donné que 300baths au lieu des 1000baths convenus. Elle n’était pas contente.
Puis, Pascal lui aurait commandé un steak tartare.
Il lui semble bien qu’ils ont discuté devant le cyclo de Pascal.
Pascal lui a dit qu’il allait arriver.
Mais qu’elle heure était-il à peu prés ?
- Midi, c’était pour le repas de midi.
(Donc, j’ai supposé que la nana était déjà partie)
Alf, m’a-t-il dit, était un habitué et il le voyait tous les jours ou presque. Soit pour manger, soit pour prendre un verre, soit en simple visite ou pour consulter son ordi.
(Car il faut comprendre, que la boutique à coté du resto et un cyber-café. Il lui semble bien que Pascal venait pirater le wi-fi. Mais il n’en est pas certain car il ne comprend rien en informatique.)
Pour ce qui est de son site, il a pensé qu’il devait payer à nouveau, un peu comme pour un téléphone que l’on re crédite.
Je crois qu’Alf lui avait acheté contre un repas ou deux, voire plus. Donc, après avoir bu son verre, il serait revenu à son restaurant pour s’occuper de son resto et du steak de Pascal.
- Il en mangeait souvent ? (J’ai pensé à poser cette question, car je ne faisais pas à l’idée de trouver ce genre de met ici.)
- Non, c’était son premier.
- Mais vous en faîtes souvent ?
- Non, c’était la première fois. C’est Pascal qui me l’a demandé.
- Mais quand est-ce que la nana l’ a désigné du doigt ?
- Je pense que j’ai du voir cela sur le retour. Il me montre le carrefour plus loin.
- Mais elle était en cyclo ?
- Il me semble que c’est ça.
- Avec un Thaï qui conduisait ?
- Il me semble que l’autre était un gars. Mais je ne suis pas sur qu’elle l’ait désigné. Je ne me rappelle plus vraiment.
(Là, encore sur ce sujet bien important, il n’est pas très loquace.) Ensuite, il serait revenu. Aurait préparé, le steak comme le reste de ses plats. Seulement, Pascal, n’est pas venu le manger.
Il s’est dit que ce n’était pas grave et qu’il viendrait le soir. Donc, il l’aurait mis au frigo. Puis, à la poubelle car Pascal n’est jamais réapparu et n’en a plus eu de nouvelle.
Et pour le règlement de compte ?
Je ne crois pas que l’on puisse faire cela pour 700bahts. Il y a souvent des embrouilles avec des nanas pour des histoires de quelques centaines de baths. Dans ce cas la jungle serait pleine.
Il va en contradiction de Niki
Je le remercie et comme des clients sont arrivés, on le laisse.
On fait nos courses et je décide de manger chez lui.
On retourne à son resto et je commande un gros pavé.
La nana de Philippe installe un 2ème couvert pour la « Miss » me dit-elle.
Oya est repartie chercher de la nourriture avec mon portefeuille, je n’ai rien à craindre. D’ailleurs, Philippe me l’avait bien expliqué. Elle revient et accepte de manger là, mais sa nourriture qu’elle vient d’acheter. Ici, ce n’est pas un problème…
Après Oya va se planter devant la TV avec la copine de Philippe. Elle m’explique qu’elle peut ainsi savoir des choses sur le monde. Puisqu’elle ne sait pas lire, au moins avec les images, elle comprend un peu.
Philippe et moi allons discuter de la Thaïlande, des touristes, des mœurs, des lois, des prix, des combines et de tas d’autres choses….
(Note : Ce type tient la route dans ses propos. Il me raconte des exemples que je peux confirmer, pour les avoir vus moi-même. Donc, il sait ce qu’il dit !)
Il m’explique, que les Français vont chez les Français. Les Italiens vont dans les bars et restos italiens et les Anglais avec les Anglais et ainsi de suite. Et pour ce qui est des Thaïs, ils ne fréquentent pas les étrangers. Il est justement surpris que je n’aie côtoyé que des autochtones ou presque, durant mon séjour. Pour moi, c’est normal, je ne suis pas ici pour voir des « beaufs » en vacances, ni des pseudos branchés techno/reggae/pop-rock etc.….
Il me dit en me montrant les nanas européennes, dans la rue : Il n’y a que des « thons » ici. Et là, il n’a pas tort, Les filles sont moches et se la jouent…
Les gens ne ressemblent à rien (je parle des touristes) et des étrangers résidants. Ici, c’est cool avec la mentalité qui va avec…
Les Thaïs, eux, sont habillés à leur manière et cela leur va.
Revenons à Alf.
Il m’a dit qu’il avait mauvaise réputation auprès des filles. Car il était un peu rapide dans ses avances, discutait les prix et ne payait pas toujours ce qui était convenu. Il l’avait déjà vu faire.
(Note : Il en sait des choses sur ce sujet qui devrait être assez personnel.)
Ainsi, les filles se méfiaient un peu de lui. Il ne croit pas à l’histoire de la disparition en kite. Pour lui, on ne part pas tout seul faire du kite. Il me dit qu’il y a toujours du vent vers Bantaï, où Alf faisait souvent du kite.
C’était quelqu’un qui payait toujours sa commande, réglo, pas comme certains qui n’ont jamais un rond.
Il me dit qu’ici les gens sont nuls. La plus part, fument au matin et sont « destroy » à midi. Et pire pour les autres…Et les autres sont feignants.
- Avait-il un portefeuille ?
- Oui, il avait un portefeuille. Je lui ai posé la question en lui montrant le mien.
Il me répète :
- Oui, il avait un « crapaud » comme celui-là, en me montrant le sien et l’ouvrant en deux. Noir, il était noir.
- Combien de kite, avait-il ?
- Deux ou trois, je l’ignore, je ne les ai jamais vus.
Il me dit aussi, qu’il savait (lui aussi…) que je devais venir. Du moins, précise-t-il, pas toi personnellement mais un très bon copain de Paris.
(Note : Ayant acheté mon billet le deux pour Bangkok et le trois pour Koh Samui, c’est donc que Pascal aurait vu Philippe et/ou Niki sur l’une ou l’autre des deux dates.)
- Et vous ne saviez pas où il habitait ?
- Non, je crois que c’est du coté de la route du nord.
- Non, c’est sur celle d’ Haadrin.
Il m’explique, alors, qu’ici les gens se croisent fréquemment. C’est petit. Et même au pire, on a des nouvelles par d’autres qui se sont vus. De plus, vu les difficultés à circuler d’un bout à l’autre de l’île. Il n’est pas rare, d’avoir deux ou trois bungalows en même temps à différents endroits.
Et même si Alf n’était pas aperçu durant 2 ou 3 jours, tout le monde savait qu’il lui arrivait de s’enfermer pour travailler.
- Comment était-il habillé la dernière fois ?
- Tout en blanc, T-shirt blanc, short blanc et casquette blanche. D’ailleurs, m’a-t-il dit, il était très souvent habillé ainsi.
Je récupère Oya, qui n’a pas lâché l’écran de tout se temps.
On va clôturer cette affaire et repasser chez la gérante du Tropicana Resort mais à sa boutique en ville.
Elle est là, nous reçoit et appelle Mr. Swang (ou quelque chose comme ça), le proprio. Il a changé d’idée. Il a contacté l’ambassade et tout doit rester.
Je ne dois rien prendre, ni vendre mais je peux regarder tout ce que je veux.
Pour ce qui est des dettes, ce n’est pas un problème, m’affirme-t-il. Il peut attendre. Alors il en sera ainsi. Car entre cette histoire de meurtre éventuel et le fait de ne pouvoir ramener la CB et le chéquier, il me parait sage de ne pas mettre plus les doigts dans cette sombre affaire. C’est devenu très, trop compliqué et je ne le sens pas.
La femme, nous dit d’attendre et va chercher le sac de l’ordi. Je vérifie mais je ne vois pas de portefeuille. Je lui pose la question en lui montrant le mien. Elle me répond qu’elle n’a pas trouvé quelque chose comme ça. Elle a juste trouvé un petit porte-monnaie avec quelques petites pièces.
Je lui redemande pour la disparition de Pascal et si May a vu Pascal. Elle me répond un peu à coté en me disant qu’elle était ici et que May est arrivée et à demander « Où est Pascal ? »
Je laisse tomber, je n’en saurais pas plus.
Inutile de retourner voir le kite car je ne peux le vendre et personne n’a été capable de m’en donner le nombre exact et encore moins les couleurs des voiles…
On s’en va.
JEUDI 17 AOUT 2006
(Note : Je tiens à préciser que je n ai aucune preuve mais de très fortes présomptions.
Il semblerait que l'on ait essayé de m'isoler.
C’est exactement la sensation que j’en ai eue !
La journée a bien commencé. Nous sommes allés de l'autre coté de l’île en passant par Thong Sala car c’est la seule route possible. C'était bien et n’avons eu aucun problème.
Après avoir mangé nous avons profité de la plage.
J ai aperçu de gros nuages menaçants au loin au-dessus des montagnes venants du Sud et j’ai décidé du départ. La route en terre serait impraticable sous la pluie, surtout en 2 roues.
Arrivés à Thong Sala, il s’est mis a pleuvoir doucement, nous avons continué jusqu’à notre village.
Là nous avons fait des courses à la superette 7:11 C'est courant là bas c'est comme coop, chez nous il y a trente ans. Il pleut beaucoup et à l’intérieur, je tombe sur Niki, notre informateur. Oya le reconnaît. Je lui dit bonjour et le remercie de m avoir informé de cette histoire, que j’ai bien vu son ami et le laisse
tranquille. A partir de ce moment, Oya va changer. En premier, elle va payer ses achats sans même m’adresser un regard.
A savoir que normalement, c’est toujours moi qui paye la nourriture. Donc réaction inhabituelle. Niki est déjà parti et elle récupère le cyclo.
On mange, à l’extérieur, sur le banc contre le mur. Il pleut abondamment.
Après avoir fini, elle me dit Mépelaï. Cela veut dire, en gros, je m’en fiche et on part sous la pluie rejoindre notre bungalow.
Quelques temps après, la pluie s’arrête.
On reste au bungalow, elle est très distante reste sur le hamac, téléphone (Mais c’est une habitude chez elle. Elle est toujours au téléphone).Du coup, je vais faire des photos de la plage à marée haute et puis je reviens.
Je lui demande de venir jouer aux raquettes, elle me répond Mépelaï. Alors que d’habitude, elle aime jouer.
Elle fermera la porte du bungalow en shootant dedans. C’est encore inhabituel. Mais je ne sais toujours pas pourquoi, elle agit ainsi.
Arrivés sur la plage et sans m’avoir parlé, elle continue son chemin en suivant le rivage en direction du village. En ayant
abandonné ses tongs. Je la regarde partir sans se retourner et reprendre son téléphone. Elle m’ ignore totalement.
Je la rattrape et essaye dans savoir plus. Elle me demande le nom de « My Friend » du 7/11. Elle l'avait déjà fait en partant de chez lui. Je lui réponds que je ne sais pas, que c'est un surnom qu il m’avait donné au téléphone et que je l ai oublié.
Elle est très énervée. Elle me reproche de casser avec elle. Alors qu’il n’en fut nullement question, d’autant plus que j'étais quand même, pas mal venu aussi pour elle.
Je reprends et je force son entêtement. Lui dit qu elle se trompe et même si l’envie me vient maintenant car je trouve tout cela très louche et m’énerve. Je prêche le faux pour savoir le vrai.
Je réussi à la ramener à moi. Puis, elle me demande d'aller se balader avec elle en cyclo (Il n'y a rien a payer me précise-t- elle). Cela aussi, c est bizarre. Je le sais bien, j ai loue le cyclo pour la journée. Et il est entre 17h et 19h, alors…Qu’est-ce qu’elle veut ?
(Note : Je tiens a préciser que cette discussion est entre mots Thaï et quelques mots d’anglais accompagnés du visage et des mains. Mais cela fonctionne.)
Et puis, pourquoi dans la direction opposée au village ? On n’y va jamais !De plus, le temps n est pas au beau fixe. Il faut que j’en sache plus et j accepte son invitation. Même si elle plus vivable. Et ce n est plus le grand amour...Ce n’est plus la confiance qui règne.
On prend la route du sud par la côte. Je ne sais pas du tout où elle veut aller. C’est elle qui conduit, comme à l’habitude. Et en passant devant le chemin qui mène à la maison de Niki, elle tend son bras et désigne la direction de celle-ci. Elle parle fort d’un ton sec et violent.
- BAHN, MY FRIEND, NO GOOD!
- Ce qui se traduit par :
- Maison, Ton Ami, Mauvais !
Donc, elle se rappelle très bien l’endroit et ne le porte pas dans son cœur. Pourquoi? Cela me confirme que c’est bien la vue de Niki au 7/11 qui a tout déclenché.
A partir de maintenant, je vais faire totalement semblant de suivre son jeu et vais vérifier point par point tout ce que je
peux. Et faire en sorte de mettre toutes les sécurités de mon coté. Je ne sens pas du tout qui ce trame. Il faut que sache si je suis en danger ou si c’est un film.
Mes vacances, voir autre chose, en dépendent...
On sort de la route principale et l’on se retrouve dans un carrefour avec des panneaux qui signalent les différents resorts et lieux. Elle me demande de lire, a voix haute, ces indicateurs pour qu elle m’entende et puisse savoir où se diriger. (Puisqu’elle ne sait ni lire, ni écrire).
Elle n’est visiblement pas satisfaite. Je suis persuadé maintenant qu’elle cherche un endroit précis mais elle ne sait où elle doit aller. Donc, comme elle n’est pas d’ici mais de Koh Samui et n’est pas censée connaitre cette île. Comment, peut-elle, alors, rechercher un endroit spécifique ?
J’ en suis sur, il y a un piège à la clé et elle en est l’instrument. Car vu le temps, cela ne peut être une balade pour nous remettre en amoureux. La journée décline, ainsi que la luminosité. Elle file sur un groupe de Thaïlandais, je ne suis pas tranquille. Elle se renseigne, fais demi-tour et fonce dans la direction indiquée par l’un d’eux.
On se retrouve dans un resort dont j’ignore le nom .Il n’ y a quasiment personne, mis à part une vieille femme Thaï et une ou deux autres personnes et uniquement à l’entrée.
Nous descendons du Honda et contrairement à l’habitude, c’est moi qui ferme le Newman du cyclo. Je garde la clé sur moi. Je prends des photos de la plage au cas où il arriverait quelque chose. Il y aura une trace….
On passe le long d’un cabanon. Je vois deux ou trois bouteilles qui pourraient me servir d’arme une fois cassées. Je repère aussi tous les moyens de fuite. Surtout par la mer, car je nage sans crainte. J'ai des sensations de plus en plus énormes de danger…Elle tient son portable à la main alors qu’en temps normal, il est dans sa « socket » et rangé dans son sac.
On est sur la plage de gauche, il n’y a strictement personne. Elle regardera souvent à droite, du coté des bungalows. Elle se trouve face à moi, à environ un mètre cinquante. Elle regarde son portable fréquemment aussi. Et puis relève la tête, regarde de nouveau à droite puis son portable et ainsi, plusieurs fois de suite. Je la sens énervée, attendant quelque chose.
Quoi ? Que le téléphone sonne, qu’un message s’ inscrive, que quelqu’ un vienne ????
Là, plus de doute, la côte d’alerte est dépassée et il me faut agir vite. Je pressens (Et j ai un certain flair pour ces choses là), que les minutes me sont comptées voir même que je suis en sursit.
Je prétexte les gros nuages menaçant qui nous arrivent dessus, pour ordonner que l’on rentre au bungalow.
Je repars vers le cyclo. Elle me suit, range son téléphone dans son étui et reprend le guidon. Je la sens pas plus détendue mais moins sous pression. Comme, si elle avait perdu sa colère ou sa crainte de quelque chose.
Il faut savoir qu’elle m’aimait beaucoup quand même, car je m’occupait beaucoup d’elle.
Là, changement de programme, plutôt que de rentrer au bungalow, tel que je l’avait dit et ordonné, elle désire se faire masser. Il est vrai, qu’elle en avait fait le souhait depuis plusieurs jours. De toute façon, je suis intimement persuadé qu'on veut me nuire. Tout mon corps me le dit. Les situations, indices et événements ne contredisent en rien cette sensation.
il ne me reste qu une journée et demie à passer en Thaïlande, il faut que j’en sache plus afin d'agir en conséquence. Soit rester surplace, soit fuir sur Koh Samui. Seulement, il est tard et la nuit ne sera pas une alliée .Et puis, trouver un taxi, dont je serais sûr est évidemment impossible.
Donc, j’accepte afin de connaître la suite. Elle file droit sur le village. Celui-ci comprend deux rues dont une est la route principale ainsi que trois autres qui les rejoignent. Deux ferment les extrémités comme une boucle.
Nous allons faire deux fois le tour et elle cherche à nouveau quelque chose de bien précis ! Mais quoi ? A quoi pense-t-elle maintenant ? J’ai bien une idée mais cela ne me paraît pas probable, ce ne serait pas logique !
Il y a deux ou trois boutiques de massages mais toutes vides de quiconque. Nous allons passer par la rue/passage du milieu. C’est en terre. Là, il n’ y a aucune boutique et les cotés ne sont composés que des cabanes d’habitation de Thaïlandais.
Je peux vous dire que j’ai eu la même sensation qu’en traversant une certaine petite citée perdue dans Montpellier....
Faute de trouver ce qu’elle cherche, elle s’adresse à une grosse femme dans le carrefour en face le 7/11. Elle y vend sa cuisine. Elle parle anglais. Je la connais. Nous avions discuté et eu affaire avec elle.
Elle est la plaque tournante du village. Elle sait tout, et elle est géographiquement placée où il faut... Cette femme renseigne Oya et elle trouve.
Je ne le crois pas ! C’est bien ça ! Mon intuition ne m’a pas trompé ! Elle voulait retrouver la masseuse avec laquelle nous avions eu une histoire qui s’était terminée en queue de poisson qui avait coûtée 300 baths à Oya. Cette affaire était arrangée par la femme précédemment citée. C’était lors de mon 1er voyage.
Comment peut-on chercher quelqu’un à ce point pour se faire masser alors qu’il y a eu une légère embrouille ou plutôt un désagrément avec cette fille. C’est absolument incompréhensible ... De plus, la nana qui devrait avoir un léger grief contre moi et aussi Oya, nous accueille toute souriante à bras ouverts. Même pas la surprise de nous revoir et que l’on débarque chez elle.
C’est hallucinant. Je reste dans ma position défensive mais par l’attaque et j’imagine bien que si je vais me fais masser il serait facile de me coincer. Surtout qu’il faudrait que je m’allonge.
La boutique est toute ouverte sur la rue. C’est, un peu, comme une garage, mais en plus large et plus grand. IL n’y a pratiquement pas de mobilier à part deux chaises, une TV sur sa table et tout ceci en aligné contre le mur. Dans la continuité se trouve un couloir. Car, au fond de ce local, il y a une pièce ajoutée. Celle-ci possède une fenêtre fermée. On ne peut rien voir à travers car deux épais rideaux verts et sombres sont tirés derrière. Il y a un jeune Thaï de 20ans à la chevelure excentrique et décolorée. Celui-ci regarde la télé, allongé sur un tapis de massage.
Une femme un peu âgée vient et elle va masser Oya. Je suis invité par la nana (qui parle un peu anglais), comme par Oya et la femme, à me faire masser. Je refuse. Je prétexte qu’il y a la télé allumée et que je déteste la TV. Oya le sait donc l’argument est bon. Alors, elle l’éteint. Cela me surprend car le jeune Thaï, bien calé en face, ne bronche pas et va se lever pour me laisser la place...Je continue à décliner et reste dehors. Je vais voir les autres boutiques en restant devant et toujours en pleine vue.
J’ai dit bonjour à toutes les personnes que j’ai rencontrées afin de me faire remarquer. Puis je reviens sur notre boutique mais je regarde le cyclo sous toutes ses coutures.
On discute mais de loin, je reste vigilant. Puis, je finis par m’asseoir au tout premier siège, juste à la limite du rideau métallique de la boutique. Je refuse d’aller plus loin.
Oya, continue à se faire masser par la femme.
Bon, mais alors, pourquoi l’a-t-elle cherchée ainsi pour se faire masser par une autre ???? La nana me dit qu’elle a un copain Norvégien depuis la dernière fois que l’on s’ est vu.
- Un blond alors ?
- No foncé
Je ne sais plus si elle a rajouter quelque chose mais je me suis dit en moi-même « Un bon Norvégien alors ! »
Qu’il vient de remporte un combat de boxe thaïlandaise...
Pourquoi me dit-elle ça ? Aucun intérêt, hors sujet de conversation…. ?
Elle me demande si je viens bien de France et de Paris. Je ne me rappelle plus bien le reste de la conversation mais nous parlons de mon pays. Et pour bien montrer que je ne suis pas du genre à me laisser faire, j’utilise un stratagème.
Je lui explique, qu’en France, avec certains étrangers notamment les blacks et les arabes, à Paris, comme en banlieue voire aussi en province, il faut parfois se battre pour se protéger. Je joints les actes, au ton adéquate et frappe de façon agressive et violente mon poing droit dans la paume de l’autre main. Ainsi, je démontre, dans le cas où l’on voudrait bien me nuire que je ne me laisserai pas faire.
Je ressens toujours du danger et tout ce que je vois me semble complètement anormal et illogique.
Je sais bien qu’ils peuvent avoir des moeurs différentes, mais là, cela dépasse tout ce que je peux tolérer de dérive.
Ensuite, je ne sais pourquoi, la fille m’invite à visiter, sans raison apparente les pièces du fond. Il y en a une deuxième, à la suite de l’autre car je vois deux portes l’une derrière l’autre.
Je dis un « NO » net et précis.
Pourquoi me demander cela, là d’un seul coup, sans raison ??? Aucune réponse logique à apporter. Elle va lâcher l’affaire et s’occuper de ses affaires. La discussion s’est terminée bizarrement.
Oya se fais toujours masser. A un moment, la nana repart vers le fonds et je la vois qui ouvre la 1ère porte, celle de la pièce aux rideaux sombres. Puis, elle a parlé doucement à quelqu’un. Du coup, je n ai pas pu savoir en quelle langue, elle s’était exprimée.
Encore une coincidance étrange.
Au cas, où il y aurait une masseuse là aussi, pourquoi les rideaux seraient-ils fermés ainsi que la porte par cette chaleur ? Elle dormait ? Non, elle n’a pas frappé avant d’ouvrir … Franchement, je doute de tout mais pour moi, cela « puait » le piège a plein nez.
Ainsi, on aurait enfin compris que je me méfiais et que cela ne serait pas facile. Mais de tout cela, rien n’est réellement vérifiable. Cela m’énerve beaucoup.
Après, nous sommes enfin rentrés et le restant de la soirée fut calme.
De toute façon, j’étais certain que les Thaïs qui géraient le Malibu bungalow n’avaient rien à voir avec cette histoire. Et que, chez eux, en leur présence, je ne craignais absolument rien. Par contre, la nuit venue et seul avec Oya dans notre bungalow, je n’étais pas totalement rassuré. Vu, que celui-ci, situé à coté d’un terrain aussi vierge que la jungle, il était accessible assez facilement.
J’ai dormi avec le coupe ongle en position canif. J’ai dormi,
c’ est beaucoup dire.
VENDREDI 18 AOUT 2006
Tout était redevenu normal. Oya était agréable et c’est même elle, qui m’emmena jouer aux raquettes...
J’ai envoyé un mail à Olivier pour qu’il attende de mes nouvelles et que si il n’en avait pas qu’il contacte ma cousine.
Enfin je suis resté quand même méfiant jusqu’à mon départ.
SAMEDI 19 AOUT 2006
Retour à Koh Samui, je ne suis resté que peu de temps au bar de Pierre. Je ne lui ai pas parlé de cette nouvelle version. Il est toujours sur son ordinateur à jouer au solitaire comme très souvent.
J’ai passé un mail à ma cousine avec les noms et coordonnées des gens que j’avais vus.
Ensuite avec Oya, nous sommes tout de suite, sur mon exigence, reparti pour l’aéroport. Là, j’estimai être assez en sécurité et j’ai attendu mon avion en sa compagnie.
Puis, je suis enfin parti.
Fin du récit du deuxième voyage de Dominique BARTHES